À moins de deux mois du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, les Nations unies s’activent dans le pays. Son représentant spécial pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simão, était sur les bords de la Lagune Ebrié. Pendant son séjour il a rencontré des acteurs politiques ivoiriens dont des candidats retenus et recalés pour la présidentielle d’octobre 2025.
L’objectif de l’initiative de Leonardo Santos Simão est d’encourager un climat de paix avant, pendant et après le vote.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a rencontré pour cela des acteurs politiques ivoiriens dont les candidats retenus.
Il a aussi échangé avec des responsables politiques dont les dossiers de candidature ont été jugés irrecevables par le conseil constitutionnel.
Le président Alassane Ouattara est la première personnalité du pays avec qui l’émissaire de l’ONU a échangé.
C’était le jeudi 18 septembre 2025 au palais présidentiel. Le président ivoirien, il faut le rappeler, est candidat à sa propre succession.
Le fonctionnaire onusien a indiqué à sa sortie d’audience, agir pour que les élections se passent dans la paix.
Il a par la suite eu des rencontres avec d’autres acteurs politiques du pays les jours d’après.
Avec Jean-Louis Billon

Jean-Louis Billon a insisté sur la nécessité de « garantir des élections apaisées, inclusives et transparentes ». Selon lui, préserver la paix et la cohésion sociale demeure prioritaire.
Avec Simone Gbagbo

Face à Simone Gbagbo, candidate du MGC, l’émissaire onusien a rappelé que « la paix n’arrive pas par hasard, elle se construit par des efforts délibérés ».
L’ancienne Première dame a salué cette démarche et demandé que « toute la classe politique » soit associée pour sortir le pays des crises passées.
Avec Henriette Lagou

Henriette Lagou, candidate à la présidentielle, a partagé les préoccupations de sa coalition. Elle a confirmé que son engagement vise à « faire revenir la paix en Côte d’Ivoire ».
Leonardo Santos Simão a rappelé que les élections sont « des moments de tension », mais qu’il faut agir ensemble pour éviter la violence et protéger les acquis économiques.
Avec Laurent Gbagbo

L’ancien président Laurent Gbagbo, dont la candidature a été rejetée, a échangé longuement avec l’émissaire onusien.
Par ailleurs, à la presse, le représentant spécial d’Antonio Guterres a souligné que « les élections sont toujours un défi ». Il a souhaité qu’elles se déroulent dans la sérénité.
Avec Affi N’Guessan

Pascal Affi N’Guessan, également recalé par le Conseil constitutionnel, a exprimé ses inquiétudes. Il a jugé la situation préoccupante et demandé une implication plus forte de l’ONU.
Le président du FPI va, ainsi, jusqu’à solliciter une résolution du Conseil de sécurité pour ouvrir un dialogue inclusif.
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La présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire verra la participation de cinq candidats sur soixante dossiers.
En effet, ce sont Alassane Ouattara (RHDP), Jean-Louis Billon (CODE), Ahoua Don-Mello (indépendant), Simone Gbagbo (MGC) et Henriette Lagou (GP-PAIX).
Le message de l’ONU
En somme, pour Leonardo Santos Simão, l’enjeu dépasse le vote. « Les émotions doivent être positives et conduire vers la stabilité », a-t-il affirmé.
Le diplomate a rappelé que protéger les acquis économiques passe par un scrutin sans violence.
Eirena Etté














