À compter du 1er octobre 2025, le chèque ne sera plus accepté dans aucune opération financière de l’administration burkinabè. Le gouvernement entend ainsi moderniser la gestion des finances publiques, réduire les incidents de paiement et renforcer la sécurité des transactions.
La circulaire explique que l’usage du chèque dans les opérations de l’État engendre des « dysfonctionnements récurrents » : incidents de paiement fréquents, coûts additionnels supportés par l’État et difficultés dans la gestion efficace de la trésorerie publique. Pour le ministère, ces contraintes pèsent sur la qualité du service rendu aux usagers et justifient le basculement vers des moyens de paiement plus sûrs et plus rapides.
Moyens de paiement désormais autorisés
À compter du 1er octobre 2025, les paiements au sein de l’administration devront se faire exclusivement en numéraire (dans les limites réglementaires), par mobile money, via la plateforme de paiement électronique « Faso Arzêka » ou encore par virement bancaire. La note ministérielle cible l’ensemble des structures de l’administration centrale, des collectivités territoriales, des établissements publics et toute entité bénéficiant de fonds publics.
Période transitoire et cas des chèques émis
La circulaire accorde une période transitoire de 30 jours. Les chèques déjà émis avant l’entrée en vigueur pourront être acceptés jusqu’au 1er octobre 2025, mais au-delà de cette date ils ne seront plus pris en compte dans les paiements administratifs. Les autorités invitent donc les usagers et partenaires à anticiper leurs opérations et à migrer rapidement vers les solutions numériques recommandées.
Conséquences pratiques
Pour les usagers, il s’agira désormais de prévoir des alternatives comme le virement, le mobile money ou le paiement via Faso Arzêka pour toutes les démarches impliquant des paiements à l’État, qu’il s’agisse de redevances, de services ou de marchés publics. Pour les entreprises et fournisseurs publics, il sera nécessaire d’adapter leurs procédures comptables et de facturation en privilégiant les virements et la facturation électronique. Du côté du Trésor public, des mises à jour internes et un contrôle renforcé du respect de la mesure sur tout le territoire sont attendus.
Réactions attendues et enjeux
Les défenseurs de la modernisation budgétaire saluent la décision comme un pas vers la digitalisation et la sécurisation des flux financiers publics. Toutefois, certains observateurs relèvent que la transition devra prendre en compte l’inclusion financière : tous les citoyens ou petites structures ne maîtrisent pas encore les outils numériques ou l’accès aux services bancaires. L’efficacité de la mesure dépendra donc de la capacité de l’administration à accompagner et former les usagers, et à garantir l’accessibilité de solutions comme Faso Arzêka et le mobile money.
E. Tristan SAHI














