Le 16 septembre 2025, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), en partenariat avec l’Université Cornell (États-Unis) et l’INSEAD, a publié l’Indice mondial de l’innovation (Global Innovation Index). Cette édition couvre 139 pays. Elle met en avant leurs forces et leurs faiblesses en matière de recherche, de technologie et de créativité.
L’évaluation de l’indice de l’innovation repose sur 80 indicateurs. Ils sont regroupés en sept grands piliers.
Le premier pilier renferme les institutions. Il est ici question du cadre réglementaire, de la stabilité politique, et de l’efficacité de l’administration.
Le deuxième pilier est Capital humain et recherche. Il comprend la qualité de l’éducation, les dépenses en recherche et développement, ainsi que le nombre de chercheurs.
Les infrastructures constituent le troisième pilier. Il renferme l’énergie, les technologies de l’information, et l’accès à internet.
La sophistication des marchés vient ensuite. Il est ici question des investissements, de crédit et de financement du capital-risque.
Le cinquième pilier est la sophistication des entreprises. Il faut comprendre la recherche privée, les partenariats public-privé et le taux d’emplois qualifiés.
Les résultats en connaissances et technologie sont le sixième pilier. Il renferme les brevets déposés, les exportations de produits technologiques et la productivité.
Le septième pilier a pour nom produits créatifs. Il renferme les marques déposées, les exportations culturelles et les industries créatives.
Chaque pilier est noté. La combinaison de ces scores donne le classement final.
Le rang de la Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire occupe le 110e rang mondial.
À l’échelle africaine, elle se situe à la 15e place. Elle devance la Zambie (112e), l’Algérie (115e) et le Cameroun (116e), mais derrière le Ghana (101e) et le Rwanda (104e) au plan mondial.
Une position qui traduit des avancées, mais aussi des marges de progression.
Les leaders africains
Maurice reste la référence. Le pays atteint le 53e rang mondial grâce à ses performances en matière de capital-risque.
Le Maroc signe la meilleure progression : +9 places, 57e mondial, deuxième en Afrique. L’Afrique du Sud complète le trio de tête, au 61e rang mondial.
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Le top 10 africain comprend aussi les Seychelles (75e), la Tunisie (76e), l’Égypte (86e), le Botswana (87e), le Sénégal (89e), la Namibie (91e) et le Cap-Vert (95e).
Douze pays africains en progrès
Douze pays du continent enregistrent une amélioration. La Namibie bondit de 11 rangs, le Nigeria et l’Afrique du Sud de 8, la Tunisie de 5.
Cinq nouveaux pays apparaissent dans l’indice cette année. Ce sont les Seychelles, le Malawi, le Lesotho, la Guinée et le Congo.
Le palmarès mondial
À l’échelle globale, la Suisse domine toujours, suivie de la Suède, des États-Unis, de la Corée du Sud et de Singapour. La Chine intègre le top 10 pour la première fois.
Mais l’OMPI alerte sur un ralentissement.
Après dix ans d’expansion rapide, les dépenses en recherche et développement progressent à un rythme plus faible : +2,9 % en 2024, contre +4,4 % l’année précédente.
Eirena Etté















