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Guinée–Liberia–Sierra Leone, l’option du dialogue pour résoudre le différend

Mis à jour le 18 mars 2026
Publié le 18/03/2026 à 4:32 , , ,

Des mouvements militaires sont observés du côté de la Guinée. Le Liberia appelle au calme. Dans le bassin du fleuve Mano, les tensions récentes ravivent de vieux réflexes de méfiance.

 

Face à la montée de tension aux frontières de la Guinée, le Liberia a rapidement réagi.

Le jeudi 12 mars 2026, les autorités ont appelé les populations vivant à la frontière avec la Guinée à rester calmes.

Elles ont insisté sur la nécessité d’éviter toute escalade. Cette réaction intervient après des incidents récents. Au moins un blessé a été enregistré, alimentant les inquiétudes.

Ces tensions ne sont pas isolées. Fin février, la situation était déjà tendue entre la Guinée et la Sierra Leone.

Les deux pays s’étaient accusés mutuellement d’incursions militaires. Chaque camp dénonçait des violations de son territoire. La confiance était déjà fragilisée.

Dans cette zone, les frontières restent sensibles. Les populations vivent souvent de part et d’autre.

Les incidents prennent vite une dimension politique. Et les souvenirs de crises passées restent présents.

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Dans ce contexte, le rôle de l’Union du fleuve Mano est crucial. L’organisation a été créée le 3 octobre 1973.

Elle reposait sur la Déclaration de Malema, signée par William Tolbert et Siaka Stevens. À l’époque, elle visait à renforcer la coopération entre pays voisins.

Au fil des années, l’Union s’est élargie. La Guinée y a adhéré en 1980. Puis la Côte d’Ivoire a rejoint l’organisation en 2008.

L’objectif est resté le même : promouvoir le libre-échange, développer les infrastructures et renforcer la sécurité régionale.

Mais aujourd’hui, ces ambitions sont mises à l’épreuve. Les tensions répétées montrent les limites de la coopération.

Elles soulignent aussi l’urgence d’un dialogue renforcé entre États. Dans le bassin du fleuve Mano, la stabilité reste fragile.

Les démonstrations militaires inquiètent. Les appels au calme se multiplient. Plus que jamais, la paix dépend de la capacité des pays à privilégier la voie diplomatique.

Esther Bognini (stagiaire)

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