La question des grossesses en cours de scolarité a été abordée en conférence de presse de fin de conseil des ministres le mercredi 2 juillet 2025. Selon le porte-parole du gouvernement, les chiffres du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) sont différents de ceux que le ministère de l’Education nationale a communiqué au gouvernement.
4 481 cas de grossesses en cours de scolarité enregistrés en Côte d‘Ivoire entre septembre 2024 et juin 2025.
Les chiffres sont dans le rapport du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), publié le 26 juin 2025.
Un document qui indique que le phénomène est en hausse de 8,31% par rapport à l’année précédente. En 2024, on enregistrait 4 137 cas.
Interrogé sur le sujet, le ministre de la Communication a indiqué que le gouvernement est en possession de chiffres contraires.
« Je ne peux pas remettre en cause le travail du Conseil national des droits de l’homme, mais ces chiffres sont différents de ceux du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation », affirme-t-il.
C’était au cours de la traditionnelle conférence de presse de fin de conseil des ministres.
Un événement qui s’est tenu ce mercredi 2 juillet 2025 à Abidjan.
Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, la documentation du ministère de l’Education nationale « note plutôt une baisse ».
« Il serait important que cette structure se rapproche du ministère de l’Education nationale, qui est en contact permanent avec les élèves, qui a un démembrement de son administration sur l’ensemble du territoire et qui a la réalité des chiffres.
Je ne mets pas en doute le travail du CNDH qui a certainement des sources, mais pour ce qui est du ministère de l’Education nationale, qui a informé le gouvernement en conseil de gouvernement, c’est plutôt le contraire, on a une baisse », insiste le ministre Amadou Coulibaly.
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Toutefois, il fait savoir que le sujet reste préoccupant. De ce fait, le ministère de l’Education nationale en a fait son cheval de bataille.
Le rapport du CNDH identifie certaines zones comme étant plus touchées que d’autres.
Cela concerne le phénomène de grossesses en cours de scolarité.
Le document cite en premier la région de la Nawa qui totalise 424 cas.
Elle est suivie du Tonkpi avec 408 cas et de la Marahoué avec 267 cas.
Le Hambol suit avec 258 cas, le Tchologo arrive avec 230 cas, arrive ensuite le Cavally avec 213 cas.
La Mé suit avec 198 cas, Abidjan avec 197 cas, le Gbêkê avec 177 cas.
L’Agnéby-Tiassa et le Haut-Sassandra terminent le lot des zones les plus touchées avec chacune 167 cas et 156 cas.
Richard Yasseu















