Côte d’Ivoire

Grève des taxis à Man, les déplacements perturbés après l’interdiction des véhicules au gaz

Mis à jour le 23 février 2026
Publié le 23/02/2026 à 1:26 , , , ,

Les déplacements sont difficiles à Man depuis le lundi 23 février 2026. Les chauffeurs de taxis ont cessé le travail pour protester contre l’interdiction de circuler avec des véhicules fonctionnant au gaz. La grève des taxis est lancée.

 

La mesure est une décision des autorités préfectorales. Elle a paralysé une partie du transport urbain à Man.

De nombreux habitants doivent désormais marcher sur plusieurs kilomètres pour rejoindre leur travail, leur école ou leurs commerces.

Pourquoi les chauffeurs protestent

Les conducteurs expliquent que la décision rend leur activité économiquement impossible.

Lors d’une réunion tenue le 17 février 2026 à la préfecture, les autorités ont rappelé plusieurs obligations.

Ce sont d’abord celle de mettre à jour les documents administratifs des véhicules, ensuite celle de respecter les règles de sécurité routière et enfin cesser l’usage du gaz comme carburant.

Selon les chauffeurs, sans gaz, leurs véhicules ne peuvent pas fonctionner de manière rentable.
Ils soulignent aussi le coût élevé du carburant.

Un conducteur, Fabrice Bleu, a expliqué la situation à l’AIP.

« On nous demande d’enlever le gaz dans les véhicules. À partir de lundi, aucun véhicule ne doit circuler avec du gaz.

Sans gaz, ce n’est pas possible de travailler. L’essence coûte cher et ne permet pas de couvrir les dépenses. Nous avons donc décidé d’arrêter de rouler », a-t-il déclaré.

Des contrôles renforcés sur la route

Les forces de sécurité ont commencé à effectuer des contrôles. Certains chauffeurs signalent des contraventions et des retraits de permis.

Sami, un conducteur, affirme que les autorités ont accordé quatre mois à certains transporteurs pour se mettre en règle. Mais il déplore des sanctions immédiates.

« On nous traque dès la première semaine. Ce n’est pas juste », a-t-il dit.

Les autorités justifient ces contrôles par la nécessité de réduire les risques d’accidents et d’améliorer la sécurité routière.

Les habitants face aux difficultés de déplacement

La grève a un impact direct sur la population. Beaucoup de personnes se déplacent à pied, parfois sur de longues distances.

Gueu Eléonor, un habitant, témoigne.

« C’est difficile de se déplacer ce matin. Beaucoup de travailleurs et d’élèves marchent pour rejoindre leurs destinations.

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Nous espérons que la situation ne durera pas longtemps », souhaite-il.

Les commerçants et entreprises locales subissent également des perturbations en raison de la baisse de fréquentation.

La sécurité routière mise en avant

Certains usagers soutiennent la décision des autorités. Ils estiment qu’elle vise à prévenir les accidents et à encadrer l’usage des carburants.

Bertrand Déi a défendu la mesure.

« Les autorités demandent aux chauffeurs de se mettre en règle et de ne plus utiliser le gaz.

Même si cela crée des difficultés, il faut éviter les risques. La sécurité doit primer », a-t-il argumenté.

L’usage du gaz comme carburant est interdit dans les véhicules pour des raisons de sécurité.

Un dialogue en attente de solution

Les discussions entre transporteurs et autorités se poursuivent. Aucune issue immédiate n’a encore été annoncée.

En attendant, les taxis restent à l’arrêt et les habitants s’organisent pour leurs déplacements.

La grève des taxis souligne l’importance du transport urbain et des règles encadrant la sécurité routière.

Eirena Etté

 

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