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France, l’opération « Bloquons tout » en marche ce mercredi

Mis à jour le 10 septembre 2025
Publié le 10/09/2025 à 1:09 , , ,

La France est secouée depuis ce mercredi 10 septembre 2025 matin. Des manifestations dénommées opération « Bloquons tout », est en cours dans de nombreuses localités du pays. Un constat qui se fait deux jours après le vote de confiance qui a conduit à la démission du gouvernement de François Bayrou.

Lycées, routes, gares… Des centaines de blocages ou de tentatives, rapidement dispersés par des forces de l’ordre déployées en nombre, ont eu lieu dans plusieurs régions.

L’opération « Bloquons tout », née et largement relayée sur les réseaux sociaux, entendait « mettre le pays à l’arrêt » pour exiger une autre politique.

Si la mobilisation peine à totalement paralyser la France, elle a rassemblé ce mercredi environ 100 000 participants selon les organisateurs.

Marseille, Montpellier, Morbihan… des foyers de tension

À Marseille, la CRS a repoussé une tentative d’environ 700 personnes d’envahir la gare Saint-Charles, a annoncé le préfet de police des Bouches-du-Rhône sur X.

Au total, 295 interpellations ont été recensées sur l’ensemble du territoire.

À Montpellier, huit personnes ont été arrêtées en marge d’un rassemblement, dont six placées en garde à vue, selon la préfecture de l’Hérault.

Par ailleurs, environ 6 000 manifestants ont défilé « dans le calme » dans le centre-ville. Les lycées, momentanément bloqués, ont été libérés.

Dans le département du Morbihan, plusieurs rassemblements ont eu lieu. À Lorient, environ 2 000 manifestants ont été recensés dans le cortège.

À Vannes, jusqu’à 1 000 personnes se sont retrouvées sur l’esplanade du port.

Des condamnations politiques

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire et président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, a fermement dénoncé l’opération.

Il accuse « la mouvance de l’extrême gauche » d’avoir « confisqué » une mobilisation née sur les réseaux sociaux et relayée par la gauche, de La France Insoumise (LFI) au Parti socialiste (PS).

Visant directement LFI, il a critiqué les députés qui, selon lui, « lancent des mots d’ordre appelant à l’insurrection, au soulèvement ou à la violence ».

Il a opposé « la France du courage, celle de ces hommes et de ces femmes en bleu » à « la France du sabotage en noir ».

Tristan Sahi 

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