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Editorial- Déstabilisateurs démasqués / Adam’s Régis SOUAGA

Mis à jour le 3 avril 2019
Publié le 03/04/2019 à 11:28 , ,

Des fils du pays Baoulé, poussés par des intérêts personnels et très égoïstes, sabordent le Royaume. Et ils n’y vont pas de mains mortes ceux-là. Le jeudi 28 mars dernier, il y a eu bel et bien une tentative avortée par les mânes et l’esprit de la Reine Abla Pokou. Ils ont refusé ce qu’ils n’ont jamais vu sous le pouvoir de Félix Houphouët-Boigny : déstabiliser un Royaume ou une chefferie traditionnelle établie au nom de la politique.

Même au plus fort de la lutte pour le retour du multipartisme en 1989, le vieux Sage n’a jamais battu le rappel de ses parents Baoulé pour en faire un bouclier. Il s’adressait à la Nation et même ses détracteurs les plus virulents trouvaient le temps assez court pour ce don de soi à la Nation. Alors que se passe-t-il de si grave pour que des individus, dont on voit aisément le dos des vestes et la couleur du pagne, tentent d’humilier la Reine Akoua Boni II ?

Elle est vivante, en bonne santé, s’exprime et est donc bien lucide. Que lui veut-on ou que lui reproche-t-on au point d’organiser depuis Abidjan ou ailleurs, une tentative de putsch par des tracts indignes de ceux-là mêmes qui ne veulent pas entendre raison ?

« En effet, depuis un certain temps, des personnes venues d’ailleurs et bénéficiant du soutien de certains de nos fils motivés par une ambition démesurée, tentent par toutes sortes d’intrigues d’installer un nouveau Roi en lieu et place de la Sa Majesté Nanan Akoua Boni II, Reine du Royaume Baoulé au mépris des règles et principes traditionnels en vigueur en pays Baoulé depuis 4 siècles » ont constaté les chefs de canton Baoulé ce lundi 1er avril. Nulle part, des fils opposés en politique ne se sont adonnés à ce genre de petitesse malveillante ! Au pays Sénoufo, nul n’y songerait, son sort serait entre les mains des « djèfouès »  (les féticheurs en baoulé) du « Sizang » (le bois sacré en sénoufo). Et au pays Baoulé, ce ne sont pas « ces Djèfouès » qui régentent la vie politique, administrative et sociale. Ils sont aux ordres.  

A Sakassou, c’est une ville paisible qu’il est donné de voir. La Reine dont la résidence est quasi mitoyenne à celle de Mme Thérèse Houphouët-Boigny est chez elle, avec sa couronne et celui dont on a appris le nom grâce au tract distillé par la presse, Kassi Anvo, fils du Sanwi par son père, y est invisible.

Il n’y a pas de belligérance entre le Royaume Baoulé et un autre Peuple pour que le Roi soit en fuite. Et  ce ne sont pas les porte-voix officiels du Royaume, Nanan N’goran Koffi de la région de Gbèkè, Nanan Atto Yapi III, chef de canton de l’Iffou, Nanan N’guessan Bangui, de la région du Bélier, Nanan N’guessan Béhégbin, du N’zi, celui du Tiassa, Nanan Assi Ettien Mazola, Nanan Boigny N’dri III et celui de la Marahoué, Nanan N’dri Kouassi qui lui reconnaissent un tel titre.

Ni eux, ni le Peuple Baoulé, encore moins sa génitrice qui a la lourde charge de veiller sur 4 siècles d’héritage ancestral ne lui ont confié de charges. Il a pris ses ordres chez des « mercenaires coutumiers » vus comme tels par les Chefs de canton pour cette opération de sabotage. Au temps ancien, les commanditaires et leurs suppôts auraient reçu une tout autre réponse de la part du Royaume. Mais, la grande sagesse de la Reine, Monique Tanou avec pour nom de règne, Nanan Akoua Boni II, a permis d’apaiser ses sujets qui ont accouru.

Elle n’a même pas accordé de l’intérêt à ces flibustiers politiques qui n’ont pour point commun que leur haine et leur désir d’avilir leurs parents et le Peuple Baoulé. Pour un « Roi » invisible intronisé sans nom de règne le jour de son intronisation, c’est un désaveu des mânes qui lui ont donc refusé toute légitimité à se prévaloir en ce moment de ce titre de noblesse pour son aventure ambiguë.

C’est pourquoi, « le Conseil du Royaume Baoulé informe les autorités administratives, religieuses et politiques ainsi que l’opinion nationale et internationale que, sa Majesté Nanan Akoua Boni II n’a ni renoncé, ni désigné qui que ce soit pour s’asseoir « sur ses pieds » afin d’exercer le pouvoir traditionnel en pays Baoulé » ont fait savoir les têtes couronnées. A l’occasion, les rédacteurs de tract étaient bien invisibles à Sakassou. Et aucun des chefs de canton des sept grandes régions dont les chefs de villages leur ont donné mandat pour veiller sur le Royaume ne leur reconnaît de titre. L’aventure a bel et bien pris fin. L’indignité politique a atteint son paroxysme par cet acte qui éloigne ses commanditaires lâches d’avec le Royaume. Ils pourront se contenter des réseaux sociaux pour calmer leurs nerfs et croire qu’ils existent encore en politique. En tout cas, leurs parents qu’ils voyaient comme des valets, juste bon pour agir et non réfléchir leur ont passé un message : oui à la paix et à la cohésion sociale, le temps de la servitude morale est bien révolu. Place au développement.

Adam’s Régis SOUAGA

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