La France ne participera à une opération dans le détroit d’Ormuz. En tout cas pas dans les conditions actuelles. La décision est du président Emmanuel Macron.
Le président français Emmanuel Macron a affirmé que son pays ne participera pas à “des opérations d’ouverture du détroit d’Ormuz“.
Voie maritime par laquelle transitaient avant la guerre, 20% de la consommation mondiale de pétrole.
« Nous ne sommes pas partie prenante au conflit. Jamais la France ne prendra part à des opérations d’ouverture du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel“, a indiqué le président Macron.
C’était lors du dernier conseil de défense de son pays.
« La France n’a pas choisi cette guerre, nous ne prenons pas part.
Nous avons une position purement défensive, en protection de nos ressortissants et au soutien de nos alliés », ajoute Macron.
Macron comme Chirac
Il y a vingt-trois ans, En 2003 le président français d’alors Jacques Chirac avait pris la même décision.
Il avait refusé de participer à l’invasion de l’Irak aux côtés des États-Unis et de la Grande-Bretagne.
Chirac avait envoyé son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin contesté les motifs invoqués par la Maison Blanche pour entrer en guerre contre l’Irak.
Vingt-trois après, le style de la diplomatie française semble être le même : franche et assumée d’un Chirac, contre la guerre en Irak, et celle d’un Macron contre des opérations d’ouverture du détroit d’Ormuz.
Et Macron est en train de devenir « Chirac II » dans cette nouvelle guerre du Golfe.
Arnaud Houssou














