Depuis le début de l’année 2026, la Côte d’Ivoire a enregistré une recrudescence d’accidents de la route. En un mois et demi, des centaines de cas ont été recensés. Le bilan humain fait cas de plus de 100 morts et environ 2000 blessés.
Environ quatre décès par jour. C’est ce que révèlent les statistiques des pertes en vie humaine des accidents de la circulation en Côte d’Ivoire.
Les routes ivoiriennes restent meurtrières. Les chiffres officiels font état de 519 accidents enregistrés depuis le 1er janvier 2026.
Le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. 164 personnes ont perdu la vie et 1 934 autres ont été blessées.
Parmi les drames récents, un accident particulièrement meurtrier marque les esprits. Le dimanche 8 février 2026, sur l’axe San Pedro–Sassandra, une collision entre un camion de marchandises et un minicar de passagers a fait 19 morts.
Quatre personnes d’une même famille figuraient parmi les victimes. L’accident s’est produit dans l’après-midi. Les circonstances exactes sont en cours d’examen.
Quelques jours plus tôt, le samedi 1er février, un autre drame endeuillait le nord du pays. Sur l’axe Madinani–Séguélon, un camion transportant illégalement des passagers, est tombé.
Au moins 14 personnes ont trouvé la mort. Le véhicule, destiné au transport de céréales, convoyait des dizaines de passagers dans des conditions interdites. Les autorités l’avaient confirmé.
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Face à cette situation, le gouvernement tire la sonnette d’alarme. Trois causes majeures des accidents sont régulièrement mises en avant.
Ce sont l’excès de vitesse, la consommation d’alcool au volant et l’imprudence des conducteurs d’engins à deux ou trois roues.
Le mauvais état des véhicules et le non-respect des règles de sécurité aggravent le phénomène.
Réuni en Conseil national de sécurité, l’État a décidé de durcir le ton. La tolérance zéro est désormais appliquée aux infractions majeures.
Conduite sans permis, absence d’assurance ou de visite technique, alcool au volant, surcharge et surnombre de passagers sont strictement sanctionnés.
La surveillance électronique est renforcée. Les unités de la police de la route sont davantage déployées sur les axes accidentogènes.
Objectif est de sauver des vies et freiner l’hécatombe sur les routes ivoiriennes.
Esther Bognini (stagiaire)














