Société

Bouaké, l’État mise sur le monde rural pour résister aux chocs climatiques

Mis à jour le 18 juillet 2025
Publié le 18/07/2025 à 2:41 ,
In order to improve food security AKF works with farmers who supply cotton to Ivoire Coton to use their fallow fields for the cultivation of maize which can also be sold for additional income.

Face aux sécheresses, inondations et pertes de récolte de plus en plus fréquentes, le gouvernement ivoirien passe à l’action. Le vendredi 11 juillet 2025, à Bouaké, le ministre de l’Environnement Jacques Assahoré a officiellement lancé un projet visant à outiller les communautés rurales pour résister aux chocs climatiques.

 

Trois régions concernées

Le projet est financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Sa réalisation s’estime à 6 millions de dollars soit 3,6 milliards FCFA.

Le programme vise les régions de Gbêkê, de la Marahoué et du Bélier, et s’étendra sur cinq ans.

« Ce projet vise à renforcer les capacités de résilience et d’anticipation des populations du monde agricole face aux menaces climatiques », a déclaré le ministre.

Devant les élus, cadres locaux, chefs traditionnels du département de Bouaké et les partenaires au développement, il a rappelé que l’agriculture pèse 22 % du PIB ivoirien.

Il s’est également inquiété de ce que ce secteur d’activité pourrait perdre jusqu’à 13 % de sa valeur d’ici 2050 si rien n’est fait.

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Un impact direct sur 40 000 ménages

Le représentant du FIDA en Côte d’Ivoire, Hermann Messan, s’est félicité de l’implication de l’État ivoirien dans cette initiative.

En effet, il a souligné que près de 40 000 ménages bénéficieront directement du projet, et environ 100 000 personnes de manière indirecte.

« Ces interventions permettront de promouvoir une agriculture plus durable, plus productive et respectueuse de l’environnement », a-t-il affirmé.

Une mobilisation locale encouragée

Les populations locales, invitées à jouer un rôle clé dans la réussite du projet, ont salué cette initiative.

Evelyne Ahou Kouadio, présidente de l’association Anouanzê, a exprimé sa gratitude.

« Ce projet vient changer notre quotidien. Merci aux initiateurs », a-t-elle confié.

En définitif, le projet marque un pas de l’État vers une agriculture plus résiliente. Ce, dans la mesure où le pays figure parmi les plus vulnérables aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest.

Eirena Etté

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