La Côte d’Ivoire veut faire de la finance durable un moteur de croissance. Le jeudi 10 juillet 2025 à Abidjan, les autorités ont réaffirmé cet engagement lors d’une table ronde consacrée à la finance verte. C’était autour du thème « La finance verte en action : catalyser le développement durable de la Côte d’Ivoire ».
La rencontre était une initiative du Programme de développement du secteur financier (PDSFI).
Elle était organisée avec le soutien de la Banque mondiale et du Programme d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services (PAGDS).
Une volonté politique réaffirmée
À l’entame des travaux, Diomandé Gondo, chef de cabinet du ministre des Finances et du Budget, a souligné le rôle structurant de la finance dans le développement économique.
« Le financement soutient l’investissement, stimule la croissance et favorise une économie inclusive », a-t-il indiqué, au nom du ministre Adama Coulibaly.
Face aux enjeux liés au climat, il a insisté sur l’importance d’agir.
Le ministre voit dans la finance verte un levier pour accompagner la transition écologique.
Le gouvernement entend créer un cadre réglementaire incitatif. Et souhaite également, s’aligner sur les objectifs de développement durable, afin de faciliter l’accès aux financements responsables.
Attirer les capitaux durables
La Côte d’Ivoire mise sur sa stabilité macroéconomique et la solidité de son système financier pour attirer davantage d’investissements verts.
« Notre pays est en mesure de capter des capitaux responsables, au service d’un développement plus durable », a affirmé Diomandé Gondo.
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Saidou Diop, représentant de la Banque mondiale est allé dans le même sens.
Selon lui, les besoins de financement climatique du pays d’ici 2030 sont estimés à plus de 22 milliards de dollars (environ 13 200 milliards FCFA).
Pour y parvenir, il faudra mobiliser les ressources privées, en complément des budgets publics.
Il a appelé à la mise en place de mécanismes transparents, accessibles et incitatifs, tout en saluant l’ambition de la Côte d’Ivoire de devenir un acteur de référence dans la finance verte à l’échelle régionale.
Une mobilisation multisectorielle
Selon Samuel Kouadio, secrétaire exécutif par intérim du PDSFI, cette rencontre marque le début d’un cycle d’initiatives destiné à rassembler tous les acteurs autour d’une vision commune pour une économie plus verte.
Bertin Akrou, coordonnateur adjoint du PAGDS, a pour sa part rappelé les efforts déjà engagés dans les secteurs prioritaires.
Ces secteurs sont entre autres la santé, l’éducation ou encore les services publics.
Des domaines où le lien entre gouvernance, efficacité des services et impact environnemental reste central.
Structurer un écosystème durable
Cette table ronde s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de développement du secteur financier.
Celle-ci vise à structurer un écosystème cohérent autour de la finance verte.
L’objectif est ainsi de bâtir un cadre stable, incitatif et inclusif pour accompagner les mutations économiques, tout en répondant aux exigences environnementales.
Eirena Etté















