Le Sectionneur de l’équipe du Burkinabè, Brama Traoré prône le fair-play avant le choc Burkina Faso – Côte d’Ivoire du mardi 6 janvier 2026. C’était en conférence de presse d’avant-match ce lundi matin.
Le sélectionneur des Étalons, Brama Traoré, surnommé « Chercheur », s’est exprimé avec sérénité et lucidité lors de la conférence de presse d’avant-match. À ses côtés figurait le milieu de terrain Guy Arsène Kouassi, joueur d’origine ivoirienne, symbole à lui seul des liens fraternels entre les deux nations.
À la veille du très attendu huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, prévu ce mardi 6 janvier à 19h à Marrakech, le technicien burkinabè affirme que son équipe est prête à affronter toutes les éventualités.
« Nous avons le potentiel nécessaire pour aborder ce match et le terminer par une victoire », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant la qualité de la préparation ivoirienne. Pour lui, la rencontre promet intensité et spectacle, mais toujours dans le respect des valeurs du football.
Respect mutuel et rivalité saine
Brama Traoré a insisté sur l’importance du fair-play, rappelant que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso partagent une histoire, une géographie et des relations humaines profondes.
« Ce sont deux peuples qui se connaissent très bien et se respectent. À bien des égards, ce sont même des parents à plaisanterie », a-t-il souligné, appelant les supporters des deux camps à célébrer le football dans un esprit de fraternité.
Un duel tactique entre deux grandes équipes
Sur le plan sportif, le sélectionneur burkinabè ne cache pas son admiration pour le football ivoirien.
« C’est une équipe très technique, qui pratique un football de haut niveau », reconnaît-il, tout en assurant que les Étalons disposent de plans solides pour rivaliser avec les Éléphants.
À ce niveau de la compétition, estime-t-il, l’humilité est indispensable, car seul le terrain livrera son verdict.
Le match pourrait être très tactique, mais l’envie et la détermination des joueurs feront la différence. « Nous verrons qui, entre les Éléphants et les Étalons, remportera ce match. Ce sera un grand match », a-t-il affirmé avec conviction.
Une rencontre au-delà du sport
Ancien formateur des sélections de jeunes et des équipes locales, Brama Traoré dit bien connaître le football ivoirien, dont il s’est largement inspiré. Cette connaissance pourrait constituer un léger avantage, même s’il reste conscient de la dimension et de l’expérience des joueurs ivoiriens, tous professionnels.
Enfin, le sélectionneur burkinabè a livré un message fort à l’endroit des peuples des deux pays :
« En cas de victoire des Étalons, nous espérons que les Burkinabés pourront manifester leur joie librement. Et dans le cas contraire, nous accepterons que les Ivoiriens fassent de même ».
Pour lui, ce match restera avant tout un moment de partage, fidèle à la beauté des relations ivoiro-burkinabè.
Eugène Sahi














