Ce Mardi 9 décembre 2025, Anna Bjerde, Directrice générale des Opérations de la Banque mondiale, a parcouru les chantiers phares de la capitale économique ivoirienne. Au programme : le Bus Rapid Transit (BRT) et l’autoroute de contournement Y4, deux projets emblématiques de la modernisation du transport urbain.
Accompagnée du vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, de la directrice régionale de l’IFC, Nathalie Kouassi Akon, et du ministre des Transports, Amadou Koné, Mme Bjerde a effectué une visite de terrain.
Par ailleurs, elle a pu constater l’avancée concrète de ces infrastructures stratégiques.
BRT Yopougon–Bingerville : trois heures réduites à 45 minutes
Le Bus Rapid Transit (BRT) d’Abidjan, élément central du Projet de mobilité urbaine (PMUA), prévoit 100 autobus articulés 100 % électriques.
Des véhicules capables de transporter jusqu’à 500 000 passagers par jour.
Aujourd’hui, le trajet Yopougon–Bingerville prend près de trois heures aux heures de pointe.
Une fois le BRT opérationnel, il sera réduit à 40–45 minutes, transformant radicalement le quotidien des usagers.
L’autoroute périphérique Y4 : fluidifier le trafic et booster le port
L’autoroute de contournement Y4, quant à elle, vise à décongestionner le centre-ville en détournant les poids lourds et à améliorer l’accès au Port d’Abidjan, moteur vital de l’économie nationale.
Anna Bjerde a souligné que ces projets s’inscrivent directement dans la vision du président Alassane Ouattara, axée sur la réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale et la mobilité durable.
« Ces infrastructures planifient l’avenir, réduisent les coûts de transport et favorisent une mobilité inclusive, notamment pour les femmes et les populations vulnérables », a-t-elle déclaré.
Un investissement massif et des retombées concrètes
Le gouvernement ivoirien bénéficie d’un soutien financier majeur.
En effet, plus de 330 millions d’euros, soit environ 216,6 milliards FCFA, sont consacrés au BRT.
Par ailleurs, cet investissement vise à moderniser le secteur. De plus, il doit réduire le coût du transport pour des millions de citoyens.
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Le ministre Amadou Koné a rappelé que le BRT touchera près de la moitié de la population d’Abidjan.
Ensuite, il a présenté les initiatives d’accompagnement prévues.
Il s’agit notamment d’une formation des transporteurs informels. De plus, le dispositif inclut le renforcement de la SOTRA.
Enfin, il prévoit l’aménagement des voies de rabattement et l’interopérabilité entre différents modes de transport.
Abidjan, ville en pleine transformation
Avec 36 % de la population urbaine du pays, Abidjan subit une congestion chronique.
De plus, cette situation coûte chaque année entre 4 et 5 % du PIB national.
Les habitants passent plus de trois heures par jour dans les transports.
En outre, les ménages vulnérables y consacrent jusqu’à 30 % de leurs revenus.
L’amélioration de la mobilité représente un levier stratégique.
D’une part la réduction des temps de trajet.
De l’autre un accès facilité à l’emploi et aux services essentiels.
De même que la création de milliers d’emplois — jusqu’à 50 000 emplois directs par milliard de dollars investi dans le transport public.
Une coopération renforcée
La visite du 9 décembre a aussi rappelé la complémentarité entre la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).
Des partenaires clés de la Côte d’Ivoire pour transformer son réseau de transport urbain.
Grâce au BRT et à l’autoroute Y4, Abidjan s’engage dans une révolution de la mobilité.
Un projet au bénéfice de millions de citoyens et de la compétitivité nationale.
Une transformation qui devrait changer le visage de la ville dès 2028, année prévue pour la mise en service des corridors stratégiques.
Eirena Etté














