Le projet Bioclean, financé par le FONSTI, vient de franchir une étape majeure. Présenté le 20 novembre 2025 à l’INP-HB, il propose une solution locale pour traiter les contaminants émergents présents dans les effluents hospitaliers. À savoir les résidus de médicaments, les antibiotiques, les éléments traces métalliques… un cocktail dangereux pour l’environnement.
Une innovation 100 % locale
Après plusieurs années de recherche, les équipes des professeurs Yao Kouassi Benjamin (INP-HB) et Drogui Patrick (Canada) ont mis au point un prototype capable de détruire efficacement ces polluants.
Selon le Pr Yao Kouassi Benjamin, « Cet équipement conçu localement permet d’obtenir une eau conforme aux normes environnementales. »
Un premier pas décisif pour réduire l’impact des rejets hospitaliers dans les lacs, les réseaux d’eau et les sols.
Vers une production à grande échelle ?
Le chercheur se veut optimiste. Avec un financement adapté, le prototype peut être déployé à grande échelle.
L’équipe entend poursuivre les échanges avec les autorités pour envisager une vulgarisation nationale, notamment auprès des établissements de santé et des collectivités.
Un enjeu crucial pour Yamoussoukro
Présent à la cérémonie, Léandre Koffi, secrétaire général du District autonome, a salué une innovation « pratique et indispensable ».
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La capitale politique fait face depuis plusieurs années à une pollution croissante de ses lacs et canaux.
« Avec cet appareil, nous pouvons assainir efficacement nos eaux. Une trouvaille importante issue de l’INP-HB », a-t-il affirmé.
Il appelle désormais l’État à s’intéresser à son déploiement, au moins à moyenne échelle.
Bioclean, un levier pour l’environnement
Simple, local, reproductible : Bioclean pourrait devenir un outil-clé pour améliorer le traitement des effluents hospitaliers en Côte d’Ivoire.
Le projet ouvre la voie à une nouvelle génération de solutions ivoiriennes pour l’assainissement, la protection de l’environnement et la valorisation de la recherche nationale.
Eirena Etté














