Le capitaine Ibrahim Traoré a lancé le 16 décembre 2025 à Yimdi, des travaux de l’autoroute Ouaga-Bobo. Ce projet de 332 km, financé sur ressources propres, vise à faire du Burkina Faso un pôle d’excellence en matière d’infrastructures routières en Afrique de l’Ouest.
Le projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Présidentielle Faso Mêbo lancé par le capitaine Ibrahim Traoré.
Cette infrastructure incarne l’ambition du chef de l’Etat du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Celle de faire de son pays un pôle d’excellence en matière de routes modernes en Afrique de l’Ouest.
Voici sept éléments essentiels pour comprendre l’importance de ce projet structurant.
1. Une autoroute de 332 km reliant les deux principales villes du pays
L’autoroute Ouaga–Bobo-Dioulasso s’étend sur 332 kilomètres. Elle démarre à Yimdi, sur la Route nationale n°1, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou.
La route traverse le sud de Koudougou et le nord de Boromo, avant de rejoindre le sud de Bobo-Dioulasso, pour se reconnecter à la RN1.
Ce tracé vise à fluidifier l’axe économique le plus important du Burkina Faso.
2. Une infrastructure moderne à 8 voies
Conçue selon des standards autoroutiers modernes, l’infrastructure comprendra huit voies, soit quatre voies dans chaque sens, séparées par un terre-plein central.
Cette configuration permettra une circulation fluide, rapide et sécurisée, tout en anticipant la croissance future du trafic.
3. Un projet entièrement financé sur fonds propres
Fait majeur, l’autoroute est financée exclusivement sur ressources propres de l’État burkinabè.
Le président du Faso a instruit le ministère des Finances de mobiliser au moins 200 milliards FCFA dès 2026.
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Traduisant la volonté des son gouvernement de réduire la dépendance aux financements extérieurs pour les projets stratégiques.
4. Une exécution accélérée, jour et nuit
Le capitaine Traoré a exigé un rythme d’exécution intensif, avec des travaux menés 24 heures sur 24, sans délai contraignant.
« Dès que c’est lancé, c’est parti », insiste-il, affirmant sa détermination à voir l’ouvrage réalisé dans les meilleurs délais.
5. Une autoroute pensée pour la sécurité et la performance
L’autoroute est conçue pour une vitesse maximale de 140 km/h hors zones urbaines, avec des dispositifs renforcés de sécurité routière.
Elle permettra de désengorger la RN1, de réduire les coûts logistiques, d’écourter les temps de trajet et de diminuer significativement les accidents.
6. Des ouvrages connexes majeurs le long du tracé
Le projet prévoit la construction de 9 échangeurs autoroutiers à deux niveaux, intégrant des postes de péage. Ainsi que 28 passages supérieurs, et 1 passage inférieur à l’entrée de Bobo-Dioulasso.
Il y aura aussi plusieurs ouvrages d’art, aires de repos, zones de stationnement, et des passages inférieurs pour les personnes et les animaux, afin de préserver les activités locales.
7. Un projet inscrit dans une vision nationale plus large
L’autoroute Ouaga–Bobo-Dioulasso s’inscrit dans une vision globale visant à relier tous les chefs-lieux de régions par des autoroutes.
Dans cette logique, la route Koudougou–Yako sera désormais construite en autoroute 2 x 2 voies, ce qui explique le report de son lancement initial.
Un levier stratégique pour l’économie nationale
Au-delà de l’aspect routier, ce projet est perçu comme un levier de transformation économique.
Il doit favoriser les échanges commerciaux, la mobilité des populations et l’intégration territoriale.
Le président du Faso a d’ailleurs appelé les populations des localités traversées à s’impliquer pour assurer la réussite de cette infrastructure d’intérêt national.
Bientôt une autoroute Koudougou-Yako
D’autres autoroutes régionales seront bientôt lancées.
« Nous voulons relier tous les chefs-lieux de régions par des autoroutes », souligne le président du Faso.
C’est d’ailleurs une raison qui justifie le report du lancement de la construction de la route Koudougou-Yako, qui devient une autoroute de 2 x 2 voies, explique le capitaine Ibrahim Traoré.
Tristan Sahi














