Au-delà de sa large victoire à la présidence de l’Assemblée nationale, Jérôme Patrick Achi a livré un message politique fort à l’endroit de l’opposition parlementaire. Dans son discours d’investiture, le nouveau président du Parlement a clairement affiché sa volonté de conduire une législature placée sous le signe du dialogue, du respect mutuel et de la responsabilité partagée.
« Aux députés de l’opposition et aux non-inscrits, je veux dire avec gravité et sincérité que c’est dans un esprit permanent de dialogue, de respect mutuel et de responsabilité partagée que nous ferons vivre et réussir ensemble cette législature », a-t-il déclaré devant l’hémicycle.
Un appel solennel qui tranche avec la lecture purement majoritaire du scrutin. Malgré la domination numérique du RHDP, Patrick Achi a insisté sur son engagement à être « le Président de tous les députés », promettant une présidence marquée par l’écoute, l’impartialité et l’ouverture.
Pour le nouveau président de l’Assemblée nationale, le débat parlementaire doit rester vif mais respectueux. Il a ainsi appelé à une institution « où l’on débat parfois avec vigueur, mais toujours avec rigueur, dans le respect absolu des convictions, des parcours et des sensibilités ».
Ce message adressé à l’opposition s’inscrit dans une vision plus large de la stabilité politique et de la cohésion nationale. Patrick Achi a rappelé que l’Assemblée nationale constitue l’un des piliers essentiels de la démocratie ivoirienne et qu’elle porte une responsabilité « immense face au peuple ivoirien et face à l’Histoire ».
En tendant la main à ses adversaires politiques dès son premier discours, le président de l’Assemblée nationale pose les bases d’une gouvernance parlementaire qu’il souhaite inclusive, tout en restant alignée sur la vision du Chef de l’État visant à bâtir « une Côte d’Ivoire stable, solidaire et ambitieuse ».
Au terme du scrutin, Patrick Achi a obtenu 215 voix sur 253 députés votants, soit 84,98 % des suffrages, contre 36 voix (14,23 %) pour Yao Yao Lazare du PDCI-RDA, s’assurant ainsi une majorité écrasante pour conduire la chambre basse du Parlement.
Eugène Tristan SAHI














