Société

Transvasement illégal de gaz domestique, 2 000 bouteilles saisies à Yamoussoukro

Mis à jour le 31 janvier 2026
Publié le 31/01/2026 à 1:00 , , ,

Les autorités ivoiriennes ont mené une opération musclée contre le transvasement illégal du gaz butane à Yamoussoukro. C’était dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026.

 

Plus de 2 000 bouteilles de gaz saisies, des machines détruites et plusieurs personnes interpellées. C’est le bilan de cette opération.

L’intervention a été conduite par la direction générale des hydrocarbures (DGH), avec l’appui de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale (UTC).

Des saisies importantes sur des sites clandestins

Sur le terrain, les agents ont mis la main sur plus de 2 000 bouteilles de gaz de type B6, ainsi que 25 bouteilles B12.

Ils ont aussi démantelé 24 machines utilisées pour le transvasement illégal de gaz butane. Les sites concernés ont été immédiatement fermés.

Les personnes impliquées devront répondre de leurs actes devant la justice.

Une pratique illégale aux risques majeurs

Le transvasement illégal de gaz consiste à transférer ce produit pétrolier d’une bouteille à une autre. La pratique est strictement interdite en Côte d’Ivoire.

Elle se fait sans normes de sécurité, souvent dans des habitations ou des quartiers densément peuplés. Le moindre incident peut provoquer une explosion, un incendie ou une intoxication grave.

Selon la DGH, ces activités exposent chaque jour des populations entières à des dangers évitables.

Une lutte engagée depuis début janvier

Cette opération s’inscrit dans la continuité d’une première intervention menée le 6 janvier 2026, déjà à Yamoussoukro.

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À cette date, les autorités avaient révélé l’ampleur du phénomène.

Sous l’impulsion du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, les contrôles ont été renforcés.

Des milliers de bouteilles et plusieurs dizaines de machines ont déjà été saisies depuis le début de l’année.

Un danger qui dépasse le cadre domestique

Le gaz illégal ne sert pas seulement à la cuisson. Il est parfois utilisé comme carburant pour des taxis communaux.

Résultat : des quartiers entiers deviennent de véritables zones à risque. Une simple fuite peut suffire à déclencher un drame.

Appel à la vigilance des populations

Face à cette menace persistante, la DGH annonce le maintien d’une surveillance renforcée sur tout le territoire.

Les autorités comptent aussi sur la collaboration des citoyens. Un numéro vert gratuit, le 1699, est mis à disposition pour signaler toute activité suspecte liée au gaz butane.

Tout ceci, afin de protéger les vies, sécuriser les quartiers et mettre fin durablement à ces pratiques clandestines.

Eirena Etté

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