La justice ivoirienne durcit le ton face au trafic d’espèces protégées. Notamment le trafic d’ivoire Deux hommes reconnus coupables de commerce illégal d’ivoire d’éléphant ont été condamnés à 10 ans de prison ferme, accompagnés d’une amende de 10 millions FCFA chacun.
La décision a été rendue le 13 mars 2026 par le pôle pénal économique et financier d’Abidjan.
Interpellés en pleine tentative de vente
Les faits remontent au 9 septembre 2025. Les deux individus ont été arrêtés à Divo alors qu’ils tentaient de vendre une pointe d’ivoire de plus de 30 kilogrammes.
Les investigations ont permis de retracer l’origine de la marchandise. L’ivoire provenait du Liberia.
C’est de ce pays qu’il a été introduit clandestinement en Côte d’Ivoire pour y être écoulé.
Une opération coordonnée
L’arrestation est le résultat d’une opération menée par l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée.
A LIRE AUSSI : Trafic d’espèces protégées : 40 kg d’ivoire et 7 peaux de panthères saisis en Côte d’Ivoire.
Une action menée en collaboration avec la Direction de la police forestière et de l’eau du ministère des Eaux et Forêts, avec l’appui de l’ONG Eagle-Côte d’Ivoire.
Une décision qui marque un tournant
Cette condamnation tranche avec les pratiques passées. Les infractions liées au trafic d’animaux protégés étaient souvent sanctionnées par des peines légères, parfois assorties de sursis ou limitées à quelques mois de prison.
Cette condamnation est donc, pour les acteurs engagés dans la lutte contre ce trafic, une grande avancée.
Elle traduit une volonté de renforcer la répression face à un phénomène en expansion.
Une loi plus stricte désormais appliquée
Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la loi n° 2024-364 du 11 juin 2024.
Une législation relative à la gestion de la faune.
Le texte prévoit des sanctions allant de six mois à 20 ans de prison, ainsi que des amendes pouvant atteindre 20 millions FCFA.
Selon les organisations de protection de la faune, l’application rigoureuse de cette loi est essentielle pour freiner les réseaux criminels.
À défaut, ces circuits illégaux pourraient favoriser d’autres formes de trafic, notamment d’armes, de drogue ou d’êtres humains.
Eirena Etté
NB : image d’illustration














