À l’occasion de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le Japon et la Banque africaine de développement (BAD) ont conclu un accord. Une convention qui marque le lancement de la sixième phase de l’Initiative d’assistance renforcée au secteur privé (EPSA 6).
Dotée d’une enveloppe de 5 milliards USD, soit 3 094 milliards FCFA. Un mon tant dédié à la période 2026-2028.
Ainsi, cette nouvelle phase dépasse de 455 millions USD.
Cela représente 281 milliards FCFA.
Des engagements pris lors d’EPSA 5.
Elle réaffirme la place de Tokyo comme partenaire clé du continent africain et traduit sa volonté d’accompagner la résilience économique et sociale des pays membres de la BAD.
Vingt ans de coopération structurante
Initiée en 2005, EPSA a déjà mobilisé près de 10,9 milliards USD (6 750 milliards FCFA) en faveur de projets majeurs.
Ce sont la centrale hydroélectrique de Bujagali en Ouganda, le satellite panafricain RASCOM, le câble sous-marin d’Afrique de l’Est.
C’est aussi la route à péage de Lekki au Nigéria ou encore l’usine d’eau potable de Kigali.
« L’objectif de 5 milliards USD (3 094 milliards FCFA) fixé pour EPSA 6 est plus de cinq fois supérieur à celui de la première phase.
« Cela reflète la solidité croissante de notre partenariat », a déclaré Akihiko Tanaka. Le président de la JICA s’exprimait dans un communiqué publié le 21 août.
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Un mécanisme crédible et renforcé
La précédente phase (EPSA 5), lancée en 2022, visait 4,55 milliards USD (2 812 milliards FCFA) sur 2023-2025.
Une cible déjà dépassée, puisque 5,1 milliards USD (3 146 milliards FCFA) devraient être atteints d’ici fin 2025, soit 112 % de l’objectif initial.
Ce succès vient conforter la crédibilité du dispositif et justifie l’ambition accrue d’EPSA 6.
Un signal fort pour l’Afrique
Alors que le continent reste vulnérable aux chocs climatiques, aux tensions géopolitiques et aux dettes souveraines fragiles, l’accent sera mis sur la résilience.
« Nous nous engageons à répondre non seulement au changement climatique, mais aussi à un large éventail de chocs », a souligné M. Tanaka.
Pour Kevin Kariuki, vice-président de la BAD chargé de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, EPSA demeure « le partenariat bilatéral le plus durable et le plus important que la Banque ait jamais établi ».
Avec cet engagement massif, le Japon et la BAD envoient un message clair.
Le développement du secteur privé africain, moteur de croissance et de création d’emplois, restera au centre de la coopération nippo-africaine.
Cette priorité s’inscrira dans la décennie à venir.
Eirena Etté















