La lutte contre le terrorisme se renforce en Côte d’Ivoire. Les 4 et 5 mai 2026, environ 300 militaires ont reçu une formation à l’École nationale des sous-officiers d’active (Ensoa) de Bouaké dans ce sens.
La menace terroriste évolue vite. Elle devient mobile, imprévisible. Face à cette réalité, la formation militaire s’adapte.
Les 4 et 5 mai, l’École nationale des sous-officiers d’active (Ensoa) de Bouaké a accueilli une conférence stratégique.
Organisée en partenariat avec la fondation Konrad-Adenauer-Stiftung, à travers le programme Sipodi, l’initiative a réuni près de 300 élèves.
Elle a complété les enseignements classiques. Elle a surtout apporté une lecture moderne des enjeux sécuritaires.
Les participants ont appris à décrypter les mécanismes du terrorisme. Ils ont analysé les modes opératoires.
Ils ont aussi travaillé sur l’anticipation des risques. L’objectif principale est de Former des sous-officiers capables de réagir vite et bien.
À l’ouverture, le lieutenant-colonel Yanick Djama Djama a salué l’initiative. Il a insisté sur l’apport scientifique dans la formation.
Il a rappelé que l’armée ivoirienne devait rester professionnelle et adaptable, et encouragé les élèves à s’approprier les contenus.
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Dans le même élan, Adelis Yapi a alerté sur la nature changeante du terrorisme.
Il a expliqué que la menace était en constante mutation tout en soulignant le rôle clé des futurs sous-officiers.
Selon lui, ils ne se limiteront pas à exécuter. Ils devront comprendre, analyser et interagir avec les populations.
À Bouaké, cette session marque une étape importante dans la montée en puissance des forces armées.
L’armée ivoirienne renforce ses bases, en misant sur une formation plus stratégique et adaptée aux réalités actuelles.
Elle ne se limite plus à la réponse militaire classique. Elle intègre désormais l’analyse, la prévention et la proximité avec les populations.
Dans un contexte régional sous tension, chaque connaissance acquise devient un atout opérationnel.
Ainsi, au-delà des armes, c’est l’intelligence du terrain et la capacité d’anticipation qui font la différence.
Esther Bognini (stagiaire)















