Les éleveurs ont déjà déployé plus de 140 000 têtes à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. C’est plus que les 130 000 enregistrées en 2024.
Arrivages pour une bonne célébration
À l’approche de la Tabaski 2025 à Abidjan, acheter un mouton devient la priorité des fidèles.
Les arrivages pour permettre une bonne célébration de la Tabaski 2025 en Côte d’Ivoire continuent.
Selon Toé Seydou, vice-président de l’Union régionale des sociétés coopératives de marchands de bétail d’Abidjan, le nord ivoirien enverra d’autres convois. Ils viennent aussi du Burkina Faso et du Mali.
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Un renfort venu du Tchad
Vingt mille ovins sont acheminés du Tchad vers la Côte d’Ivoire dans le cadre d’un partenariat économique. Ce partenariat est soutenu par les Chambres de commerce des deux pays.
Cette initiative tombe à point nommé, alors que les besoins s’intensifient à l’approche de la Tabaski 2025. Celle-ci est prévue pour le vendredi 6 juin.
Des marchés officiels et de nouveaux points de vente
À Abidjan, les habitués se dirigent traditionnellement vers les sites d’Anyama ou de Modeste, sur l’ancienne route de Bassam.
Cette année, la vente de moutons se décentralise.
Des marchés annexes ont rouvert dans plusieurs communes. Ce sont entre autres Abobo, Port-Bouët, Adjamé, Treichville, Attécoubé, Yopougon, Songon…
C’est une bonne nouvelle pour les fidèles musulmans. Ils n’auront plus besoin de traverser toute la capitale économique.
Car les marchés de proximité désengorgent les grands sites. Ils rapprochent aussi les animaux des habitants.
Des prix variables selon les quartiers
Sur les différents sites visités, les prix varient.
À Songon, les petits moutons se négocient à partir de 100 000 FCFA.
À Treichville, certaines bêtes impressionnent. Leurs prix dépassent 300 000 FCFA.
Un vendeur explique que chacun peut trouver selon ses moyens entre 80 000 et 400 000 FCFA. Cela dépend de la race, la provenance et surtout de la capacité de négociation.
Mais certains clients repartent déçus. Un client, avec 100 000 FCFA, n’a rien pu acheter. Il espère une baisse de prix avant le dernier jour.
Pourtant, selon les commerçants, plus on attend, plus les prix grimpent. Les meilleures bêtes partent les premières.
Une fête et une mémoire
La Tabaski, ou Aïd-el-Kébir, commémore le geste d’Abraham. Il était prêt à sacrifier son fils en signe d’obéissance à Dieu, comme le relatent les écritures saintes.
Pour chaque musulman qui en a les moyens, le sacrifice d’un bélier reste un acte de foi. C’est aussi un symbole de partage.
Le mouton symbolise la foi et le partage pour tous les musulmans à Abidjan.
À Abidjan, les marchés continueront de bruisser, de négociations en bêlements, jusqu’au matin du 6 juin.
Eirena Etté















