La voix de la Côte d’Ivoire a résonné à Santiago. Le pays a pris part au Sommet mondial des enseignants, organisé les 28 et 29 août dans la capitale chilienne, et y a défendu sa vision d’une école inclusive et résolument tournée vers l’avenir.
Invitée à la cérémonie d’ouverture au siège de la Commission économique pour l’Amérique latine (CEPAL), la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, le Professeur Mariatou Koné, a mis en avant la reconnaissance dont bénéficie désormais l’école ivoirienne à l’international.
La membre du gouvernement a, d’abord, rappelé que les États généraux de l’Éducation et de l’Alphabétisation (EGENA), largement ouverts aux enseignants, ont fait de la Côte d’Ivoire une référence en matière de dialogue et de réformes.
Puis,la ministre a rendu un hommage appuyé aux enseignants ivoiriens pour leur rôle dans l’apaisement du climat scolaire et l’amélioration des résultats des élèves.
Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes engagées, en mettant au cœur de ses priorités l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.
Le Consensus de Santiago : un appel mondial pour la revalorisation du métier
Au terme des deux jours de débats, le Sommet a adopté un texte fort : le Consensus de Santiago.
Soutenu par la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.
Il appelle les États à agir face à la crise mondiale de la profession enseignante.
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Parmi ses recommandations :
mettre fin à la déprofessionnalisation du métier et investir durablement dans les enseignants ;
consacrer au moins 20 % des budgets nationaux et 6 % du PIB à l’éducation, à l’abri des coupes budgétaires ;
améliorer les conditions de travail et garantir la formation continue ;
protéger l’autonomie professionnelle et les droits syndicaux ;
utiliser la technologie pour soutenir la relation maître-élève, et non pour la remplacer.
La Côte d’Ivoire citée en exemple
Ce consensus rejoint des engagements déjà tenus par la Côte d’Ivoire. Pour rappel, le pays consacre plus de 20 % de son budget à l’éducation. Ce, conformément aux recommandations du Sommet.
À Santiago, la délégation ivoirienne a rappelé que ces résultats sont le fruit d’une vision portée au plus haut niveau.
Et cela, par le président de la République, Alassane Ouattara.
En somme, cette vision fait aujourd’hui de l’école ivoirienne une référence et un modèle cité sur la scène internationale.
Eirena Etté















