À la rentrée scolaire 2025-2026, la Côte d’Ivoire franchira une nouvelle étape dans sa politique de valorisation de la formation technique et professionnelle avec l’ouverture de sept établissements de formation professionnelle de dernière génération.
Ces établissements sont issus du Projet AVIC, un ambitieux programme cofinancé par la Côte d’Ivoire et la République populaire de Chine.
L’annonce a été faite ce mardi 3 juin lors de la tribune hebdomadaire « Tout Savoir Sur » (TSS) du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), animée par M. Fofie Koffi, conseiller technique et coordonnateur de l’unité de gestion des projets AVIC.
Des équipements modernes et des filières adaptées au tissu économique local
Les sept établissements sont implantés dans les localités de Ebimpé, Yamoussoukro, Diabo, Dabakala, Kong, Korhogo et Gbéléban, avec une capacité d’accueil de 12 000 apprenants. Ils offrent des formations alignées sur les besoins des bassins économiques régionaux, dans des filières clés.
Le Lycée Technique et Professionnel d’Ebimpé, situé dans la zone industrielle de PK24, va accueillir 2000 apprenants.
nous y avons les filières telles que :
• La Mécanique Générale et la Maintenance des véhicules et Engins (MVE) qui permettent aux apprenants d’être formé à la réparation, à la fabrication des pièces détachées des véhicules et engins de Travaux Publics en assurant également leur maintenance ;
• L’Electricité, l’Electronique et la Réfrigération et Conditionnement de l’Air qui permettront à notre jeunesse d’être formé à l’entretien, à la maintenance et même à la fabrication des appareils électroménagers ;
• la Transformation et Contrôle Qualité en Industrie Agro-Alimentaire qui consiste en la transformation des produits agricoles en produits semi-finis ou finis. Cela permettra à la Côte d’Ivoire de produire des biens à forte valeur ajoutée afin d’être compétitive et de mieux les vendre sur les marchés domestiques ou à l’étranger.
Au Lycée Professionnel de Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire où
l’urbanisation connait aujourd’hui une forte croissance nous avons les filières telles que :
• la Maintenance véhicules et engins qui permettra aux apprenants d’être opérationnels dans la réparation des véhicules de la classe moyenne de cette
localité au lieu de se déplacer sur Abidjan. Les diplômés de cet établissement constitueront une main d’œuvre qualifiée pour les entreprises locales ;
• L’Electricité, l’Electronique et la Réfrigération et Conditionnement de l’Air qui permettront aux diplômés de répondre aux sollicitations des personnes physiques et
morales de cette région pour la maintenance des leurs appareils électroménagers.
Au Lycée Professionnel Multisectoriel de Korhogo et de Diabo, en plus des filières sus citées, nous avons les filières telles que :
• Bâtiment et Travaux Publics qui permettent de former les apprenants aux métiers de la construction des infrastructures et des ouvrages. Aujourd’hui Korhogo et Bouaké sont en plein chantier et les entreprises locales ont besoins de main d’œuvre qualifiée pour mener à bien leurs activités de production de biens et services.
• Maintenance Mécanique Agricole : Les régions du Poro et de Gbêkê sont grandes productrices de produits agricoles. Les potentialités existent mais il fait exploiter davantage. On ne peut le faire avec la mécanisation de l’agriculture. Ce n’est plus avec la daba ou la machette qu’on va demander à nos jeunes d’exercer le métier d’agriculteur. Il faut mécaniser l’agriculture avec l’utilisation des tracteurs, des pulvérisateurs, des moissonneuses batteuses, etc… Il faut assurer la maintenance de ces engins, d’où l’importance de cette filière.
« Ce n’est plus avec la daba ou la machette qu’on va demander à nos jeunes d’exercer le métier d’agriculteur. Il faut mécaniser l’agriculture avec des tracteurs, des moissonneuses, des engrais et des techniques modernes », a insisté M. Fofie Koffi.
Un projet structurant à vocation régionale
La portée du projet dépasse les frontières ivoiriennes. Grâce à des équipements de haute technologie, ces centres de formation ambitionnent aussi de former des jeunes venus de pays voisins tels que la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger ou encore le Tchad.
« Ces établissements sont conçus pour être des pôles de compétence sous-régionaux. Nos infrastructures sont prêtes à accueillir des apprenants de toute l’Afrique de l’Ouest », a-t-il ajouté.
Un investissement stratégique
D’un coût global de 146,5 milliards FCFA, le Projet AVIC est financé à 85 % par EXIMBANK Chine, soit plus de 124 milliards FCFA, le reste étant assuré par l’État de Côte d’Ivoire à hauteur de 22 milliards FCFA.
Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’Académie des Talents, particulièrement dans son axe 1, qui vise à améliorer l’accès à la formation professionnelle. Il marque une volonté affirmée du gouvernement de créer des opportunités concrètes pour l’emploi des jeunes par une formation en adéquation avec les réalités économiques.
Eugène Tristan SAHI















