Société

Sécurité routière- Après les graves accidents, une nouvelle technologie pour les contraventions et les mauvais chauffeurs à Abidjan

Mis à jour le 11 juin 2020
Publié le 10/06/2020 à 5:16 , , , , , , ,

Le gangstérisme routier qui endeuille les familles ivoiriennes prendra bientôt fin à Abidjan d’abord, puis, sur l’ensemble du territoire national. Avant le déploiement grandeur nature, ce sont les grandes villes du pays qui seront pourvues du système en cours d’installation sur les grandes artères de la ville d’Abidjan, sans que beaucoup d’ivoiriens n’y prêtent attention.

A la suite d’une phase pilote fructueuse réalisée par Quipux Afrique, concessionnaire de la confection des documents de transport et titres de transport, de juin 2018 à janvier 2019,  le gouvernement ivoirien a adopté le  projet de mise en place d’un système intelligent de gestion de la circulation Routière (Projet STI).

Le projet STI est une solution technologique qui vise à améliorer la sécurité routière et à équiper l’administration d’outils performants en matière de maîtrise de la mobilité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Il comprend  deux volets  que sont le volet  mobilité (Gestion du Trafic)  et le volet sécurité routière (Vidéo-verbalisation).

« Ici la plaque d’immatriculation est au cœur de la stratégie de répression. Si tu donnes ton véhicule à quelqu’un, et que le véhicule est flashé, c’est au propriétaire qui a laissé ses identifiants dans un centre de gestion intégré que le message de la contravention est envoyé par message téléphonique. Il lui est signifié le lieu de paiement. S’il ne s’exécute pas, lors de sa visite technique, la contravention non payée l’attend et il lui faudra payer avant sinon aucun document ou titre de transport ne lui sera délivré » explique une source bien au fait du projet.

A lire aussi: SECURITE ROUTIERE / DE NOUVEAUX PERMIS DE CONDUIRE SUSPENDUS APRES AUDITION DE 44 CHAUFFEURS

Le volet sécuritaire consiste au déploiement d’un réseau de caméras fixes (sur les axes routiers) et embarqués (motos et véhicules de la police spéciale de la sécurité routière), destinés à la détection électronique des infractions au Code de la route, par la mise en œuvre de la vidéo-verbalisation associée à un système de gestion automatisée des amendes et la mise en place d’un système d’information sur les accidents de la route.

Les caméras installées sont dotées d’algorithmes capables de lire de jour comme de nuit les plaques d’immatriculation. Différentes technologies de classe mondiale ont été sélectionnées pour surveiller différentes variables du trafic routier ivoirien. Les données sont ensuite remontées au Centre de Gestion Intégrée de la mobilité déjà mis en place et fonctionnel. Ce centre a été visité par le Ministre des Transports, Amadou Koné le 4 avril dernier pour analyse et émission de contravention par des officiers de police qui y sont. Cette analyse se fait en relation avec la base de données unique du Ministère des Transports.

Les axes du Grand Abidjan sont pourvus de caméras de vidéo-verbalisation.

C’est la crise sanitaire du coronavirus, Covid-19 qui a selon les informations de 7info, ralenti le processus de mise en œuvre de cette technologie de sauvetage des usagers de la route.

Le 23 mai dernier, une série d’accidents de la circulation a endeuillé la Côte d’Ivoire dont le plus retentissant aura été, la mort subite du couple Guilain Koffy-Pr Laurence Yah Adonis Koffy et leur enfant de 13 ans, fauché par un chauffard sans permis de conduire, sorti d’un bar après une partie de beuverie.

Pour éviter ce genre de drame, la vidéo-verbalisation à base d’outils modernes est une solution. L’échappatoire des contestations de flashage par des agents de la sécurité routière, jugés de corrompus, est ainsi fini. Le film et la vidéo seront mis à disposition de l’usager en cas de contestation. A la fin, passage à la caisse afin de faire prendre conscience.

Adam’s Régis SOUAGA

7info.ci

7info.ci_logo

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter 7info

L’INFO, VU DE CÔTE D’IVOIRE