Simone Gbagbo, porte-parole de la Coalition pour l’alternance pacifique (CAP), met en garde contre tout “passage en force’’ du parti présidentiel pour s’assurer la victoire à la présidentielle 2025.La CAP, regroupant 24 partis de l’opposition ivoirienne, s’est réunie le mardi 03 juin au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) pour faire le point sur son premier meeting à Yopougon.
Trois jours après leur meeting à Yopougon, les leaders de la CAP se réunissent ce mardi 03 juin au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). En effet, ce rendez-vous vise à faire le point de ce rassemblement, le tout premier organisé par la coalition.
Une déclaration de Simone Gbagbo
À l’issue de la réunion, Simone Gbagbo, porte-parole de la coalition et présidente du Mouvement des générations capables (MGC), commente la récente sortie médiatique du président de la Commission électorale (CEI), Coulibaly Ibrahime Kuibiert.
Lors d’une conférence de presse, lundi 02 juin 2025, il annonce qu’il publiera la liste électorale définitive ce mercredi 04 mai 2025. Par ailleurs, il assure également que le fichier électoral est “fiable et crédible’’.
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Des propos vivement contestés
À la question d’un journaliste sur la possible confirmation de la radiation de plusieurs opposants — Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé —, le président de la CEI répond que son institution ne fait qu’exécuter les décisions de justice. Ainsi, cette déclaration laisse clairement entendre que, sauf surprise, les autorités radieront effectivement ces personnalités.
Simone Gbagbo réagit fermement
“Nous avons entendu la réponse de la CEI par le président Kuibiert lui-même. Cette réponse ne peut même pas être acceptée. Nous estimons que les élections doivent se faire dans des conditions révisées. De plus, nous estimons que les conditions ne sont pas réunies pour des élections pacifiques.’’
Une exigence de conditions équitables
Elle poursuit :
“Nous ne pouvons pas accepter les réponses que vient de faire le président de la CEI (…) Bien que déterminé à aller aux élections, nous considérons que les conditions doivent être révisées.’’
En outre, elle critique de nouveau le fichier électoral et remet en cause l’indépendance de la CEI. Simone Gbagbo appelle, une fois de plus, le gouvernement à engager un dialogue constructif avec l’opposition.
“Il faut que le gouvernement s’engage dans une discussion avec l’opposition (…) Nous n’accepterons pas un passage en force’’, insiste-t-elle.
Serge Alain Koffi















