Côte d’Ivoire

46,6 millions de tonnes : le trafic du Port autonome d’Abidjan confirme sa dynamique (2015-2025)

Mis à jour le 23 février 2026
Publié le 23/02/2026 à 12:00 , , , , ,

Selon les données publiées de Sika Finance, le trafic du Port Autonome d’Abidjan a atteint 46,6 millions de tonnes de marchandises en 2025, contre 40,1 millions en 2024. Cette hausse de 16,1 % confirme la dynamique commerciale du hub ivoirien et son rôle dans les échanges ouest-africains.

 

Une croissance tirée par l’économie nationale

La performance du port repose principalement sur le trafic domestique. Les volumes liés aux activités économiques ivoiriennes ont progressé de près de 20 %.

Ils passent de 28,5 millions de tonnes en 2024 à 34,2 millions de tonnes en 2025.

Cette évolution s’explique par d’abord la croissance de l’industrie et du commerce, puis l’augmentation des importations stratégiques.

Et enfin, la demande en matières premières et biens de consommation. En termes économiques, le port agit comme un baromètre de l’activité.

Plus les entreprises importent et exportent, plus le trafic augmente. Cela reflète une économie en expansion et une logistique renforcée.

Conteneurs : indicateur de modernisation

Le trafic conteneurisé poursuit sa progression. Environ 1,69 million de conteneurs ont été traités en 2025, contre 1,64 million en 2024 (+3,1 %).

Les conteneurs permettent un transport standardisé et sécurisé des marchandises. Ils réduisent les délais logistiques et facilitent le commerce international.

L’objectif est d’atteindre 2 millions de conteneurs d’ici 2027, ce qui positionnerait Abidjan parmi les hubs majeurs de la sous-région.

Corridor régional et intégration économique

Le port d’Abidjan ne sert pas uniquement la Côte d’Ivoire. Il constitue une porte d’entrée pour les pays sans littoral, notamment le Burkina Faso et le Mali.

En 2025, le transit vers ces destinations a atteint 3,92 millions de tonnes, en hausse de 34,1 %.

La progression est particulièrement marquée avec le Mali (+76 %), signe de relations commerciales solides.

Ce corridor logistique sécurise l’approvisionnement des économies voisines. Il renforce l’intégration régionale et génère également des revenus logistiques pour la Côte d’Ivoire.

Abidjan consolide ainsi son statut de plateforme incontournable en Afrique de l’Ouest.

Transbordement, un léger recul

Le transbordement, opération consistant à transférer des marchandises d’un navire à un autre a par contre baissé. Il a reculé de 1,9 %, à 8,46 millions de tonnes.

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Cette baisse s’explique par une concurrence accrue entre ports régionaux et certaines contraintes logistiques.

Toutefois, le niveau reste élevé, confirmant la compétitivité du site ivoirien.

Investissements et perspectives

Depuis 2012, plus de 1 000 milliards FCFA ont été investis pour moderniser les infrastructures.

Notamment, l’extension des quais, les équipements plus performants mais aussi l’amélioration de la fluidité des opérations.

Ces investissements soutiennent la capacité du port à absorber des volumes croissants et à répondre aux standards internationaux.

L’ambition est de consolider Abidjan comme hub logistique de référence.

Impact économique

Le trafic portuaire n’est pas un simple chiffre.

Il reflète la vitalité du commerce et de l’industrie. Chaque tonne traitée correspond à des flux économiques.

Ce sont notamment des importations pour les entreprises, des exportations de produits locaux et une création de valeur.

La croissance enregistrée en 2025 confirme que le Port Autonome d’Abidjan reste un pilier du développement ivoirien.

Eirena Etté

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