La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 27 juin 2025, une nouvelle garantie pour soutenir la Côte d’Ivoire. Ceci, afin de soutenir le pays dans sa quête de financements durables. L’objectif est de faciliter l’accès du pays à des prêts à impact social et environnemental, en monnaie locale ou étrangère.
Un levier pour attirer les investisseurs
Cette deuxième garantie partielle de crédit est une couverture qu’assure la BAD sur une partie des risques liés à un emprunt.
Elle permettra à l’État ivoirien de lever des fonds. Mais également, d’obtenir de l’argent en contractant des prêts auprès de banques commerciales internationales, à des conditions plus avantageuses.
C’est un instrument stratégique pour réduire les risques liés à l’emprunt et rassurer les partenaires financiers, selon le Conseil d’administration de la BAD.
Un prolongement de la dynamique lancée en 2023
Cette opération s’inscrit dans la continuité d’une première facilité de 533 millions d’euros -soit 350 milliards FCFA- mise en place avec succès en 2023.
À travers cette nouvelle phase, la Côte d’Ivoire renforce sa capacité à mobiliser des ressources à long terme.
Cela tout en poursuivant ses efforts pour améliorer sa note de crédit et maîtriser sa dette.
Une réponse adaptée aux défis structurels
Alignée sur la stratégie de gestion de la dette 2024-2028, la garantie ouvre la voie à une diversification des sources de financement.
Elle permet aussi d’obtenir des prêts plus longs en monnaie locale. Ce qui est un atout de taille pour faire face aux limites du marché financier régional de l’UEMOA.
Des projets en phase avec les ODD
Les fonds levés financent des secteurs clés du Plan national de développement 2021-2025.
L’agriculture durable, énergies renouvelables, santé, eau et assainissement, logement social, éducation ou encore inclusion financière sont les domaines concernés.
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Des domaines en ligne directe avec les Objectifs de développement durable (ODD).
Un signal fort envoyé aux marchés
« Cette opération reflète l’utilisation stratégique par la Banque d’instruments d’atténuation des risques pour aider les pays membres à accéder à des capitaux abordables pour des investissements transformateurs », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président de la BAD en charge du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation.
Il rappelle que la première garantie a déjà permis de financer des projets ayant touché des millions d’Ivoiriens, notamment dans les infrastructures et la compétitivité.
Cap sur 2030
En consolidant son partenariat avec la BAD, la Côte d’Ivoire entend accélérer sa transition vers un modèle économique davantage inclusif.
Avec, en ligne de mire, l’ambition d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030.
Eirena Etté















