International

Mexique, le pays sous tension après la mort d’un puissant chef de cartel

Mis à jour le 24 février 2026
Publié le 23/02/2026 à 1:00 , , , , , ,

Le Mexique est à nouveau sous tension. L’armée a annoncé la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, connu sous le surnom d’«El Mencho » le dimanche 22 février 2026.

 

Il dirigeait le cartel Jalisco Nueva Generación, l’un des groupes criminels les plus puissants et les plus violents du Mexique.

Sa disparition a immédiatement provoqué des violences dans plusieurs régions.

Un cartel, c’est quoi exactement ?

Un cartel est une organisation criminelle structurée qui contrôle la production, le transport et la vente de drogue.

Au Mexique, ces groupes disposent de véritables armées privées. Ils trafiquent de la cocaïne, de la méthamphétamine et surtout du fentanyl, une drogue de synthèse très puissante.

Ces cartels se disputent les routes vers les États-Unis, premier marché mondial de consommation de drogue.

Un pays miné par la violence

Le Mexique enregistre plus de 30 000 homicides par an. Une grande partie de ces crimes est liée au narcotrafic.

Depuis 2006, la guerre contre les cartels aurait fait plus de 350 000 morts selon des estimations officielles.

Celui que dirige « El Mencho » est considéré comme l’un des plus armés et des plus organisés du pays.

Les États-Unis offraient jusqu’à 15 millions de dollars, soit 9 milliards FCFA, pour sa capture.

Des représailles immédiates

Après l’annonce de sa mort, des hommes armés ont incendié des véhicules et bloqué des routes dans plusieurs États.

A LIRE AUSSI : Droits de douane : la Cour suprême américaine dit non, Trump veut élever à 15%.

Ces démonstrations de force visent à maintenir la peur et à montrer que le cartel reste actif malgré la perte de son chef.

La Côte d’Ivoire est-elle concernée ?

Le phénomène peut sembler lointain. Pourtant, le narcotrafic est un réseau mondial. L’Afrique de l’Ouest est parfois utilisée comme zone de transit pour la cocaïne destinée à l’Europe.

Des saisies régulières de drogue ont déjà eu lieu dans plusieurs pays de la sous-région.

La Côte d’Ivoire, avec le port d’Abidjan et son aéroport international, reste vigilante face à ces trafics internationaux.

Toutefois, le pays ne connaît pas de guerre de cartels, le phénomène n’existant pas sur son sol.

Un équilibre fragile

La mort d’un chef affaiblit temporairement un cartel. Mais elle peut aussi déclencher une lutte interne pour le contrôle du trafic.

Au Mexique, chaque chute d’un baron de la drogue ouvre souvent une nouvelle phase d’instabilité.

Eirena Etté

 

7info.ci_logo

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter 7info

L’INFO, VU DE CÔTE D’IVOIRE