Le riz est abondant et les prix reculent sur les marchés ivoiriens. À quelques jours des fêtes, les autorités rassurent : aucune pénurie à l’horizon.
Le marché ivoirien du riz reste calme et bien approvisionné. Toutes les variétés importées indienne, vietnamienne, thaïlandaise, pakistanaise ou chinoise sont disponibles en grande quantité sur l’ensemble du territoire.
Ce constat ressort d’une mission de terrain menée par la Direction générale du commerce intérieur (DGCI). Les équipes se sont rendues dans les communes d’Abobo, d’Attécoubé, de Treichville et de Port-Bouët, en présence des organisations de consommateurs et de la presse.
Chez les grands importateurs, notamment le groupe Carré d’Or, l’approvisionnement apparaissait parfaitement maîtrisé. L’entreprise dispose de 15 à 17 magasins répartis entre Yopougon, Adjamé, Treichville, Vridi et Marcory. Chaque site affiche une capacité de 25 000 à 30 000 tonnes, selon le type de riz stocké.
« Il n’y a aucune pénurie. Les navires arrivent chaque mois et alimentent régulièrement les marchés », assurait Ezzedine Hussein, chef du magasinage du groupe. Son message balayait les inquiétudes liées à une éventuelle rupture.
Au-delà de l’abondance, la tendance la plus marquante reste la baisse des prix. Selon Marius Komoé, président du Conseil national des organisations de consommateurs, la diminution est réelle. « Les sacs de 25 ou 50 kilos, autrefois vendus entre 22 000 et 26 000 Fcfa, se vendent aujourd’hui entre 12 000 et 18 000 Fcfa. C’est un vrai soulagement pour les ménages », expliquait-il.
Même les prix plafonnés suivent la tendance. Le sac de 5 kilos fixé à 2 300 Fcfa se vend désormais entre 1 950 et 2 100 Fcfa. Une preuve que les efforts de l’État et des acteurs du secteur se répercutent sur le panier de la ménagère.
Pour Aimé Kablan Koizan, directeur général du commerce intérieur, ces résultats viennent d’un travail constant avec les opérateurs. « Nous enregistrons des baisses de 40 à 50 % par rapport à décembre 2024. Le riz de grande consommation se situe aujourd’hui entre 12 000 et 16 000 Fcfa. Les riz premium tournent autour de 18 000 Fcfa », indiquait-il.
Les stocks nationaux dépassent 358 000 tonnes, soit quatre à cinq mois de consommation. D’autres cargaisons sont attendues au port d’Abidjan en décembre, écartant tout risque de rupture.
Le ministère du Commerce maintient sa vigilance. La brigade de contrôle rapide, la ligne verte 1343 et l’application Contrôle Citoyen restent mobilisées pour faire respecter les prix. « Tolérance zéro face aux abus », insistait le directeur général.
À la veille des fêtes, le gouvernement se veut rassurant. Le riz, le sucre, l’huile et les autres produits essentiels sont disponibles, soutenant ainsi le pouvoir d’achat des ménages.
Esther Bognini














