Société

Ly Ramata Bakayoko dévoile l’importance de l’AGOA pour la Côte d’Ivoire

Mis à jour le 4 août 2019
Publié le 04/08/2019 à 2:48 , ,




C’est sous le thème « l’AGOA et l’avenir : élaborer un nouveau paradigme commercial pour orienter le commerce et les investissements entre les Etats-Unis et l’Afrique » que s’est ouvert cette 18è édition en terre ivoirienne. Les femmes de la société civile étaient nombreuses ce dimanche 4 août, à l’ouverture de l’AGOA, à l’hôtel Pullman Plateau, pour selon Suzanne Abrogoua, la Porte-parole de la Société civile ivoirienne, « faire le bilan des 19 ans de mise en œuvre de l’AGOA et proposer des recommandations. »

Pour Pr Bakayoko Ly Ramata, ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, qui a procédé à l’ouverture officielle du forum, la tenue en terre ivoirienne de cet important rendez-vous entre les Etats-Unis et 39 pays africains, « témoigne des bonnes relations entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis. »

« Je voudrais dire que ce forum de la société civile est très important tout comme le forum ministériel (qui s’ouvre ce lundi 5 août, en présence du Président Alassane Ouattara, NDLR) parce que les organisations de la société civile ont beaucoup d’organisations qui travaillent dans plusieurs domaines, dans l’agriculture, les TIC. Nous avons plusieurs programmes dans le domaine de l’agriculture à l’image du programme AGRIFED mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture eu développement rural et le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfant avec l’appui de ONU Femmes, pour accompagner les femmes dans leurs activités génératrices de revenus dans le domaine agricole » a indiqué Pr Ly Ramata Bakayoko.

Elle soutient que « Cela a permis à 2000 femmes de la filière karité d’arriver à la certification biologique du karité ; de pouvoir commercialiser leurs produits sur les marchés américain et européen. Le forum de l’AGOA est une opportunité pour ces femmes de rencontrer des opérateurs économiques américains et pouvoir faciliter, par l’AGOA, qui brise les droits de douane, d’accroître leurs revenus. »

« Il est prévu dans ce programme, d’autres chaînes de valeur dont l’anacarde, le riz, les cultures maraîchères et le manioc. C’est un grand programme que l’AGOA peut impacter positivement. Sous la gouvernance du Président de la République, Alassane Ouattara, le leadership féminin et des jeunes, occupe une place importante. Cette volonté politique est mise en œuvre par le gouvernement à travers différents programmes, le fonds de l’entreprenariat féminin, le fonds femmes et développement, au niveau de l’Agence Emploi Jeunes, des fonds mis en place pour accompagner les jeunes dans l’auto-emploi » a-t-elle assuré.

 Pour Pr Ly Ramata Bakayoko, « Tout ceci vise à accompagner la transformation de l’économie surtout dans le secteur agricole, dont les produits doivent être écoulés et le marché américain peut être un marché prometteur pour nos femmes et jeunes pour vendre facilement leurs produits puisqu’il n’y a pas de droits de douane. A travers ce marché américain, on peut vendre facilement sur les marchés européen et asiatique. »

L’AGOA est un système de préférence accordé à 39 pays africains, éligibles au marché américain, pour y exporter 6300 produits africains qui pour l’heure, n’ont pu permettre au continent d’aller au-delà de 2% de part du marché américain, à en croire Suzanne Abrogoua.

L’Afrique ne représente selon la porte-parole de la société civile, que 0.8% des importations américaines, « pourtant l’Afrique a tant à offrir et possède des ressources agricoles et minières dont le monde a besoin. »

Suzanne Abrogoua estime que l’atteinte des objectifs que s’assigne l’AGOA, passe par l’inclusion des femmes et des jeunes. « Les femmes entrepreneures s’organisent pour exporter vers les Etats-Unis malgré les nombreuses difficultés » a-t-elle rappelé.

L’Honorable Matthew Harrington, Vice-secrétaire des Etats-Unis pour l’Afrique au Département d’Etat américain a soutenu que l’AGOA permet de « partager une vision commune des relations entre les Etats-Unis et l’Afrique. »

Il a révélé que le niveau des importations est de 12 milliards FCFA en provenance du continent africain, insistant sur la « création d’une plateforme qui permet de discuter d’emplois pour les femmes et mes jeunes », estimant que les « Etats-Unis ont un intérêt comparatif. »

L’Honorable Matthew Harrington a rappelé que les Etats-Unis soutiennent la démocratie sur le continent, la bonne gouvernance par une société civile forte composée par une jeunesse et des femmes compétents issus du programme YALI. Ce programme permet « le renforcement des capacités à même de travailler pour l’avenir du continent africain. »

« J’ai foi que l’Afrique aura un avenir brillant » a-t-il soutenu, indiquant que l’intégration des femmes et des jeunes dans l’économie des familles, concourent à la « stabilité et à la sécurité. »

Il s’agit d’atteindre 50 millions de femmes à l’horizon 2025, à travers « un partenariat privé » à l’image de l’AWEP qui permet de « mobiliser des financements, renforcer les capacités de la société civile. »

« Nous voulons promouvoir des liens étroits avec l’Afrique, pour soutenir les initiatives bilatérales, soutenir la croissance et un environnement propice entre les Etats-Unis et l’Afrique » a assuré Matthew Harrington.

Pr Ly Ramata Bakayoko, pour sa part, soutenu que « l’avenir est promoteur pour les femmes et les jeunes sur notre continent grâce à l’AGOA qui est une coopération économique bénéfique tant pour les pays africains que pour les Etats-Unis d’Amérique. »

Adam’s Régis SOUAGA

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