Politique

Liste électorale : Gbagbo, “Je vais me battre pour mon honneur’’

Mis à jour le 7 juin 2025
Publié le 07/06/2025 à 5:24 , , , ,
Former Ivorian President Laurent Gbagbo speaks after being acquitted by the International Criminal Court on charges of war crimes, at his party's headquarters in Abidjan, Ivory Coast June 17, 2021. REUTERS/Macline Hien

Radié de la liste électorale pour la présidentielle d’octobre, l’ancien chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, président du Parti des peuples africains (PPA-CI), a promis se “battre pour (son) honneur’’ ce samedi 07 juin 2025.

 

Sa réaction était attendue après la publication mercredi de la liste électorale définitive sur laquelle son nom et ceux de plusieurs autres leaders de l’opposition ne figurent pas.

Ce samedi 07 juin 2025, devant plusieurs centaines de partisans rassemblés à Port-bouet, commune balnéaire au sud d’Abidjan, l’ancien chef de l’Etat a livré sa réaction.

“Aujourd’hui est un jour important à cause de ce que la CEI a fait. On a publié une liste sur laquelle, il n’y a pas le nom de Gbagbo Laurent, de Tidjane Thiam, Soro Guillaume, etc…est ce que vous avez compris ça ? Que moi Gbagbo Laurent ne serait pas digne d’être candidat à la présidence de la République, parce que j’ai volé’’, a rappelé Laurent Gbagbo, à l’entame de son allocution.

“Je ne suis pas un voleur. Ceux qui ont fait la liste savent que je ne suis pas un voleur mais ils veulent qu’on se batte, on va se battre’’, a-t-il averti, déclenchant une ovation nourrie de ses partisans.

Laurent Gbagbo est radié de la liste électorale car déchu, selon la CEI, de ses droits civils et politiques en raison de sa condamnation judiciaire.

A LIRE AUSSI: Sonko chez Gbagbo, ce que les deux hommes se sont dit

Le 18 janvier 2018, alors qu’il était encore en détention à la Cour pénale internationale (CPI), l’ancien chef de l’Etat avait été condamné par contumace à Abidjan à 20 ans dans l’affaire dite du “braquage’’ du bureau abidjanais de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 2011 pendant la crise post-électorale.

En août 2022, le président de la République Alassane Ouattara lui avait certes accordé la grâce.

Mais seule une loi d’amnistie en sa faveur aurait pu effacer la peine et permettre de l’inscrire sur la liste électorale.

“Ici en Côte d’Ivoire, parmi tous ceux qui font la politique, moi Gbagbo, personne ne peut me traiter de voleur. Je considère que cela est une insulte à ma personne, à ma famille. Mais ils veulent qu’on se battent. Mais qu’ils sachent qu’on se battra’’, a-t-il analysé.

“Je vais me battre pour mon honneur et pour la Côte d’Ivoire’’, at-il insisté, avant de mettre le pouvoir en garde : “Attention, vous êtes en train d’aller trop loin’’

 

Serge Alain Koffi

7info.ci_logo

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter 7info

L’INFO, VU DE CÔTE D’IVOIRE