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Les Etats Unis demandent l’extradition de la chinoise, numéro deux de Huawei

Mis à jour le 17 juin 2020
Publié le 17/06/2020 à 3:39 , , , , , ,
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En procès depuis près de deux ans, Meng Wanzhou, la numéro deux du géant chinois, est accusée par les États-Unis d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran dans une affaire de filtrage des appareils téléphoniques et la recherche des preuves, au-delà de tout encadrement légal.

Selon Financial Afrik, les Etats Unis ont demandé son extradition. Pour Richard Peck, l’un des avocats de Meng Wanzhou, ce dossier d’extradition est «inhabituel» et «unique».  «Cela donne lieu à trois arguments en faveur de l’abus de procédures. […] L’un d’entre eux est lié au président de l’Etat requérant et son affirmation qu’il pourrait faire ce qu’il voudrait de Madame Meng, ce que nous considérons comme un commentaire scandaleux », a-t-il déclaré lors de l’audience.

Lors d’une audience, David Martin a affirmé que les autorités canadiennes avaient délibérément retardé l’arrestation de Meng Wanzhou de plusieurs heures, lors d’une escale à Vancouver en décembre 2018, et ce dans le but de recueillir des preuves contre elle. Ce «plan préétabli» a permis aux autorités canadiennes, à la demande de la police fédérale américaine, de fouiller ses appareils électroniques ; le but étant que le FBI reçoive des numéros de série électroniques et des images des appareils de Meng. Alors que le Canada invoque une inspection douanière de routine, la défense affirme quant à elle qu’il s’agit là d’un abus de procédure.

La fille de Ren Zhengfei, fondateur de Huawei, la plus grande société privée de Chine, est l’héritière “naturelle” de la compagnie. Née en 1972, elle dispose d’une longue expérience dans le monde des télécoms et des affaires. A vingt ans, elle interrompt sa scolarité pour travailler pendant un an à la China Construction Bank avant de rejoindre Huawei pour y travailler comme secrétaire. En 1997, elle reprend des études supérieures en comptabilité et obtient une maîtrise à la Huazhong University of Science and Technology. De retour à Huawei, elle en devient vers 2010 la directrice financière, et, en mars 2018, la vice-présidente du conseil d’administration.

Personnage central de Huawei, son arrestation organisée par les américains dans une procédure souffrant de plusieurs vices de procédure à tous les aspects d’un scandale mondial. Les Etats-Unis entendent maintenir la pression sur la Chine, dans la nouvelle guerre froide déclenchée par Donald Trump après l’épisode du coronavirus, Covid-19. Donald Trump estime que Pékin a menti sur le déclenchement de la maladie avec la passivité de l’OMS à laquelle il a coupé les finances.

Sandra Kohet

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