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Les choix d’émergence ou de catastrophe pour la Côte d’Ivoire présentés 

Mis à jour le 23 mai 2019
Publié le 21/05/2019 à 5:58 , , ,

Le ministère du Plan et du Développement à travers le Bureau national de la prospective et de la veille stratégique a présenté aux Conseillers, ce jour, les scénarii de crise et donc d’affaiblissement de l’Etat ou de réussite du développement.

Trois scénarii qui résument le travail des experts du Bureau national de la prospective et de la veille stratégique (BNPVS) ont été présentés ce jour aux Conseillers économiques, sociaux, environnementaux et culturels ivoiriens à la salle des pas perdus en vue de la vulgarisation vers la grande masse de cette étude directive du développement.

Dr Pokou Koffi a soutenu que depuis 1973, la Côte d’Ivoire initie des études prospectives pour tracer les sillons du développement, lesquels avaient abouti au « miracle ivoirien ». Mais, la 3è étude, Côte d’Ivoire 2025, initiée de 1993 à 1995 et dont les gouvernants d’alors avaient minimisé la portée, ont conduit, a-t-il dit au scénario du « suicide du scorpion » avec pour point d’ogre, le coup d’Etat de décembre 1999.

La 4è étude, Côte d’Ivoire 2040 dont la présentation aux conseillers ce mardi 21 mai a permis aux collègues de Charles Koffi Diby d’entrevoir les voies de réussite ou de catastrophe pour la Côte d’Ivoire, se veut une « vision » qui évite que « les politiques publiques tombent sous le diktat de l’urgence sans planification » selon Joseph Tanoh, Directeur de Cabinet du ministre du Plan et du Développement.

Les résultats de cette étude ont été adoptés le 30 septembre 2015 par le gouvernement et la phase de vulgarisation officielle, lancée à Yamoussoukro le 15 juin 2017.

Le « déclin de l’éléphant », « l’éléphant au pied d’argile » et « le rayonnement de l’éléphant » sont les scénarii dont les composantes résument la vision pour la Côte d’Ivoire en tant que « puissance industrielle, unie dans sa diversité, en tant que nation démocratique et ouverte sur le monde. »

Mais, au regard des faits de terrain, l’impression que nul n’a voulu exprimer est celle de « l’éléphant au pied d’argile » avec un pays qui a des « performances remarquables à divers niveaux, amorce une révolution industrielle avec un changement de comportement face au travail qui n’est plus un calvaire, le rejet du gain facile et le respect du temps ». Le tout dans un cadre de développement qui prend socle sur « la mise en place effective d’une politique d’aménagement du territoire national. »

Dans ce scénario, les facteurs limitants sont « le coût élevé des facteurs de production qui détournent les investisseurs, la répartition inégale des fruits de la croissance, un taux de chômage élevé, des conflits fonciers récurrents » parmi tant d’autres. L’échec de la réconciliation nationale est un de ces indicateurs.

Le « scénario souhaité » selon Dr Pokou Koffi, Secrétaire Général du Bureau national de la prospective et de la veille stratégique est celui du rayonnement de la Côte d’Ivoire » dans lequel, « l’éducation est la base » avec « une économie performante, ouverte sur le monde et l’application d’une politique environnementale ainsi qu’un d’un réservoir de technologie de pointe » a-t-il énuméré.  Pour être à ce niveau, le gouvernement devra propulser le pays dans le cercle des pays de promotion de la bonne gouvernance, en faire un pays industrialisé, développer l’esprit civique et fiscal, concrétiser la nation soudée et unie, recourir au dialogue dans le règlement des différends  et être fier d’appartenir à ce pays. Il faut pour ce faire, « l’avènement d’un pays de droit qui fait le lit à l’alternance politique » a soutenu Dr Pokou Koffi.

Pour expliquer et faire adopter ce travail de vision du développement qui repose sur le bilan des trois études antérieures qui, selon le secrétaire général Pokou Koffi, ont vu leurs résultats « pas totalement mis en œuvre à cause des ajustements structurels », le BNPVS a donc saisi le 3 avril dernier le CESEC.

En l’absence du président, la charge est revenue à Dame Fatouma DIAKITE-COTY épouse KANATE de saluer « le Ministère du Plan et du Développement pour avoir associé le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC)  à cette campagne d’information et de sensibilisation, sur cet outil d’analyse qui répond aux attentes du Président DIBY qui lui-même a toujours fait de la planification et l’anticipation les bases de son approche dans la recherche de solutions aux défis socio-économiques, environnementaux et culturels de notre temps. »

Pour Dr Pokou Koffi, il s’agit en venant au CESEC, de recueillir tous les avis sans faux fuyant », pour « favoriser une large concertation sur les problèmes structurels majeurs du pays en vue de rechercher un consensus autour du futur désiré de la Nation ; élaborer un cadre d’intervention de tous les acteurs du développement, y compris les partenaires extérieurs ; promouvoir une capacité nationale de réflexion prospective et de veille stratégique et mettre en place un mécanisme institutionnel de veille stratégique. »

Adam’s Régis SOUAGA

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