Politique

La société civile estime le délai court pour les discussions sur le code électoral

Mis à jour le 10 janvier 2020
Publié le 10/01/2020 à 5:18 , , ,




La deuxième journée de la reprise du dialogue politique sur le code électoral a eu lieu ce vendredi 10 janvier. Au sortir de la rencontre à la primature avec le chef du gouvernement, les acteurs de la société civile, invités, donnent leur avis sur l’initiative de l’exécutif ivoirien. Le temps imparti pour les discussions est court, disent-ils.

Ils se réjouissent de la reprise du dialogue politique interrompu il y a quelques mois. Cependant, les acteurs de la société civile ivoirienne invités pour cette deuxième journée, craignent que le temps arrêté pour faire ces discussions ne soit suffisant. « Nous sommes venus à l’ouverture de cette deuxième phase des discussions. Nous nous réjouissons car pour la première fois nous avons été associés dans la composition de la Commission électorale indépendante (CEI). Nous avons été heureux parce que dans cette composition, la société civile a désormais six membres au lieu d’un comme par le passé. C’est un gain important. Nous sommes donc invités maintenant à réfléchir sur le code électoral. A ce niveau, nous avons déjà fait un travail depuis le mois de février 2019. Nous allons donc faire ressortir ce dossier. Seulement comme je le disais au Premier ministre, le délai est court. Mais nous avons déjà des choses élaborées. Il s’agira pour nous donc de les mettre au goût du jour et en discuter », fait savoir à 7info.ci l’Iman Ibrahima Koné président du conseil d’Administration de la Plateforme des organisations de la société civile et pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire (POECI).

« Nous avons écouté les propos de cadrage du Premier ministre et il y a eu quelques échanges qui nous ont permis de dévoiler le calendrier du dialogue. Ce que nous notons c’est ce calendrier assez serré. Il va falloir prendre du temps pour mettre tous les moyens de notre côté afin de tenir dans le temps. Car avant la fin du mois de janvier, le code électoral doit être bouclé. C’est une course contre la montre. Nous souhaitons tout simplement que ne soit confondu vitesse et précipitation », renchérit Denis Yoraubat, président du Groupe d’actions et de plaidoyer pour une transparence électorale  par ailleurs ancien président de l’APDH.

Pour lui, les réflexions sur le code électoral sont d’importance en ce sens qu’elles vont régir les futures élections. « Il faut donc que le cadre législatif et réglementaire de ces élections soient clairement définies et qu’ils puissent permettre une bonne organisation », soutient-il.

Depuis le jeudi 9 janvier, ont débuté les discussions gouvernement-partis politiques et société civile en Côte d’Ivoire. Il s’agit pour ces entités de réfléchir sur le code électoral pour les élections prévues fin octobre 2020. La première journée a vu la participation de la classe politique nationale.

Richard Yasseu

7info.ci

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