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La BAD et le Minader confirment l’autosuffisance alimentaire de la Côte d’Ivoire

Mis à jour le 6 décembre 2019
Publié le 06/12/2019 à 10:08 , , , , ,

Ce sont des données importantes qui ont été présentées par la Banque Africaine de Développement (BAD), avec deux ans de retard. Mais qu’importe. Les résultats des bilans alimentaires 2014-2017 de la Côte d’Ivoire ont fait l’objet d’une restitution ce jeudi 5 décembre à Abidjan Cocody. Selon les responsables du Ministère de l’Agriculture et du Développement rural, ce rapport marque un pan important dans la politique d’autosuffisance alimentaire lancée par le pays.

L’igname est disponible en Côte d’Ivoire à 106,9 %, le manioc à 101,1%, le riz à 64,7%, les produits végétaux 107,4, les produits animaux  73,6 % et les fruits de mer à 19,9%. C’est ce qui ressort de l’atelier de restitution des résultats alimentaires 2014-2017 de Côte d’Ivoire. La BAD et le Ministère ivoirien de l’Agriculture et du Développement rural ont rendu public ces études qui permettent à la Côte d’Ivoire de mieux orienter sa politique alimentaire.

Ces résultats sont un jeu de données agrégées et analytiques qui donnent une idée d’ensemble de la composition des approvisionnements et utilisations alimentaires de la Côte d’Ivoire durant la période 2014-2017. C’est un cadre statistique national qui présente un tableau de bord complet des disponibilités et emplois alimentaires. Les quantités affectées aux différentes sources de la disponibilité totale, doivent être affectées aux différentes sources d’utilisation selon l’équation présentée.

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« Cette étude nous permet de savoir la quantité de nourriture disponible sur le territoire ivoirien. Ces données n’existaient pas parce qu’il était difficile d’organiser ce genre d’enquête. Mais désormais c’est faisable. Nous connaissons les denrées alimentaires produites suffisamment ou non en Côte d’Ivoire. Vous avez entendu les chiffres. Cependant un autre défi reste à relever. Il s’agit de s’assurer de la distribution de cette nourriture sur toute l’étendue du territoire. Cela doit aussi faire l’objet d’étude. Nous pouvons à travers ces résultats, planifier la politique alimentaire nationale et c’est de bonne guerre. J’en profite donc pour saluer l’appui financier et technique de la BAD dans ce domaine » fait savoir Soro Kourounan, directeur des statistiques, de l’informatique et de la documentation au Ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

La relance de la compilation des bilans alimentaires pour la Côte d’Ivoire est un avantage certain quant à la production des indicateurs sur l’alimentation et la sécurité alimentaire.  L’assistance technique apportée par la BAD à la Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique du MINADER, vient renforcer les capacités du personnel de cette direction à compiler les bilans alimentaires à l’aide du nouvel outil, qui introduit des améliorations dans l’approche.

Si l’étude permet de connaître la disponibilité alimentaire en Côte d’Ivoire, elle ne donne aucune indication sur la capacité de production par région. Il est donc difficile de savoir comment se fait la répartition alimentaire sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Raison qui a poussé les responsables du projet a souhaité d’autres programmes d’études.

Éric Coulibaly 

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