La Journée nationale du civisme fiscal 2025 a ouvert ses portes ce jeudi 17 juillet 2025 au Palais de la Culture d’Abidjan. L’initiative est de la Direction générale des Impôts (DGI).
Le directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, a planté le décor de cet événement.
« Il ne s’agit plus seulement de connaître l’impôt, mais d’en faire un véritable acte d’amour pour la patrie », dit-il d’entrée.
Un défi qui passe par la sensibilisation et la pédagogie fiscale selon lui.
« L’impôt est un puissant moyen de financement pour le développement.
Il faut que chaque citoyen sache que c’est grâce à lui que les écoles, les routes, les hôpitaux se construisent », ajoute-il.
La cérémonie d’ouverture était meublée de panels, de témoignages de contribuables et de professionnels.
Il y a également eu la présentation de la TVA digitalisée, nouvel outil de modernisation de la fiscalité.
Un impôt encore perçu comme une contrainte
Plusieurs participants ont salué l’initiative tout en reconnaissant que la perception de l’impôt reste mitigée au sein de la population.
« Beaucoup d’entre nous voient encore l’impôt comme une charge injuste.
On ne nous explique pas assez son utilité concrète », confie Bamba, un commerçant dans la commune de Treichville.
Madame Koné est enseignante. Elle souligne la nécessité de transparence autour de la question des impôts.
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« Il faut que l’État montre ce que deviennent nos impôts. C’est ainsi que les gens seront motivés à payer », suggère-t-elle.
Le Directeur général en est conscient.
« Nous devons travailler à lever les incompréhensions et les suspicions.
La pédagogie fiscale ne doit pas rester un vœu pieux mais devenir un levier de mobilisation », réagit-il.
Des activités dans tout le pays
Au-delà d’Abidjan, des caravanes de sensibilisation, des campagnes médiatiques, ainsi que des ateliers dans les antennes locales de la DGI sont prévus.
L’objectif est de changer la relation entre le citoyen et l’impôt, pour que ce dernier ne soit plus vu comme un « épouvantail ».
Mais comme un devoir citoyen et un acte de solidarité nationale.
Tristan Sahi















