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« Je ne veux pas mourir riche » : Bill Gates promet 120 000 milliards FCFA à l’Afrique

Mis à jour le 3 juin 2025
Publié le 03/06/2025 à 4:01 , , , , , ,

 « Les gens diront beaucoup de choses sur moi quand je mourrai, mais je suis déterminé à ce que : il est mort riche ne soit pas l’une d’entre elles. Je ne veux pas mourir riche».


La phrase est signée Bill Gates. Et cette fois, le milliardaire américain ne parle pas de logiciels, mais d’héritage.

Lors d’une conférence au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, le fondateur de Microsoft a annoncé qu’il allait léguer 99 % de sa fortune.

Un taux qui représente environ 200 milliards de dollars, soit 120 000 milliards de FCFA. Il promet cette somme pour des actions de développement en Afrique.

Bill Gates veut concrétiser cette promesse avant 2045. À cette date, sa fondation mettra fin à ses activités.

Santé, éducation, IA : le pari africain

Face à un public composé de diplomates, de médecins, de responsables politiques et d’acteurs de la société civile, Bill Gates a présenté une vision claire : « libérer le potentiel humain par la santé et l’éducation ».

Pour y parvenir, il mise sur les soins de santé primaires et la réduction de la mortalité maternelle.

Il veut aussi renforcer la prévention des maladies infectieuses et développer l’innovation technologique, notamment à travers l’intelligence artificielle.

« Aider une mère à être en bonne santé avant et pendant la grossesse, puis veiller à ce que son enfant soit bien nourri dans ses quatre premières années, cela fait toute la différence », a-t-il déclaré dans la salle Nelson Mandela de l’Union africaine.

Une fondation déjà ancrée sur le continent

La Fondation Bill & Melinda Gates agit en Afrique depuis plus de vingt ans. L’organisme possède déjà des bureaux à Dakar, Nairobi, Johannesburg, Lagos et Addis-Abeba.

Elle finance des projets dans la santé, l’agriculture, l’éducation et la gouvernance. Elle collabore avec des gouvernements, des centres de recherche et des ONG locales.

« La majorité de ces fonds vous aidera à relever les défis ici, en Afrique », a-t-il réaffirmé.

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L’intelligence artificielle, nouveau levier

Bill Gates croit en un avenir où l’Afrique devient un continent d’innovation, pas seulement un terrain d’aide.

Il cite le Rwanda, où des outils d’intelligence artificielle permettent déjà de suivre les grossesses et d’anticiper les complications.

« Vous pouvez désormais construire vos systèmes de santé de nouvelle génération avec l’IA intégrée », a-t-il souligné.

Un engagement qui tranche avec l’Amérique

Cette annonce arrive dans un contexte tendu.

Les États-Unis, influencés par la doctrine « America First », ont réduit leur aide à l’Afrique. Cela concerne notamment les fonds pour la lutte contre le VIH/Sida.

À contre-courant, Bill Gates continue d’investir dans des solutions durables et solidaires. Certains y voient un moyen d’échapper à l’impôt.

Mais pour lui, l’intention est claire : il faut agir tant qu’il en est encore temps.

Une tournée stratégique

Bill Gates poursuivra ses échanges avec plusieurs dirigeants africains. Il se rendra notamment en Éthiopie et au Nigeria.

Là-bas, il rencontrera le président Bola Tinubu et participera à l’événement Goalkeepers Nigeria, centré sur l’innovation.

Ces rendez-vous doivent faire avancer ses projets et réorienter les priorités mondiales vers l’Afrique.

Eirena Etté 

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