Santé

Insuffisance rénale, une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit lancée à Koumassi

Mis à jour le 23 juillet 2025
Publié le 23/07/2025 à 3:22 ,

Informer, prévenir et sauver des vies, c’est le triple objectif du Centre national de prévention et de traitement de l’insuffisance rénale (CNPTIR). Cette structure mène depuis le mardi 22 juillet 2025, une campagne gratuite de dépistage à l’hôpital général de Koumassi à Abidjan.

 

L’organisme invite les populations à se faire dépister de l’insuffisance rénale jusqu’au jeudi 24 juillet 2025..

C’est le CNPTIR lui-même qui finance ce programme.

Le but est d’identifier les cas à risque tout en sensibilisant sur les causes, symptômes et gestes préventifs liés à l’insuffisance rénale.

« L’insuffisance rénale évolue souvent sans symptômes.

Beaucoup de patients ignorent qu’ils en souffrent jusqu’à ce qu’il soit trop tard », alerte le Dr Sira Kamagaté, néphrologue au CNPTIR de Marcory.

À Abidjan, la prévalence des maladies rénales est estimée à 10 %.

Un chiffre alarmant, souvent lié au déficit d’information et au manque de consultations médicales.

Dépister au-delà des reins

La campagne ne se limite pas à l’insuffisance rénale. Les équipes médicales en profitent pour rechercher d’autres maladies connexes.

Il s’agit notamment de l’hypertension, du diabète et de l’obésité, considérées comme les principaux facteurs aggravants.

A LIRE AUSSI : Santé publique : plus de 1300 personnes dépistées gratuitement de l’hypertension et du diabète dans le Hambol.

Chaque patient passe des tests de glycémie et des analyses urinaires.

Et en cas de résultats anormaux, une prise en charge immédiate est assurée par des spécialistes du CNPTIR.

L’initiative s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, amorcée il y a une semaine à Yopougon et Man.

Une campagne déployée à l’échelle nationale

La tournée se poursuit dès ce mercredi 23 juillet dans deux nouveaux centres.

Ce sont l’hôpital général d’Adzopé et l’ancien CHR de San Pedro. L’objectif est de dépister environ 750 personnes d’ici la fin de la campagne.

Déployée progressivement dans les 18 antennes du CNPTIR à travers le pays, l’opération permet également de collecter des données de terrain.

Des chiffres concrets qui serviront, ainsi, à affiner les décisions des autorités sanitaires.

« La prévention commence par l’information et le dépistage.

En somme, l’insuffisance rénale n’est pas une fatalité, mais une maladie qu’il faut anticiper pour mieux la combattre », est le message du CNPTIR.

Eirena Etté

7info.ci_logo

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter 7info

L’INFO, VU DE CÔTE D’IVOIRE