Dans le cadre des contrôles renforcés contre l’incivisme routier, les véhicules administratifs ne sont pas épargnés. Des dizaines d’entre eux ont été mis en fourrière en deux semaines, apprend 7info.
4 654 plaques banalisées retirées en deux semaines
Selon l’inspecteur général de police, Siaka Dosso, le bilan de cette phase de l’opération « Épervier, Tolérance zéro » est sans équivoque.
4 654 plaques banalisées ont été retirées, 435 véhicules dont 30 administratifs ont été mis en fourrière. Il fait aussi cas de 659 engins à deux et trois roues également saisis.
Les autorités reprochent à ces engins l’usage frauduleux des plaques banalisées.
L’inspecteur général de police, Siaka Dosso a communiqué ces chiffres le 3 mars 2026 à Abidjan.
C’était lors de la cérémonie officielle de remise de kits de système de transport intelligent à la Police nationale.
Une opération appelée à s’intensifier
L’opération « Épervier, Tolérance zéro » se fait sur toute l’étendue du territoire national.
Elle vise à mettre fin à l’usage frauduleux des plaques banalisées, souvent utilisées pour contourner les contrôles routiers ou dissimuler l’identité des véhicules.
« Avec ce matériel que nous venons de recevoir, nous allons monter en puissance », a assuré l’inspecteur général de police.
Il souligne que les contrôles se poursuivront de jour comme de nuit.
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Des équipements modernes pour plus d’efficacité
Pour le directeur général des Transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, ces nouveaux équipements renforceront les capacités opérationnelles des forces de l’ordre.
« Cet important matériel remis à la Police nationale répond à la volonté du ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, de rendre la police plus efficace sur le terrain », a-t-il déclaré.
Non sans appeler les usagers de la route à davantage de responsabilité et de civisme.
Les dons comprennent des radars de contrôle de vitesse, des lampes LED multifonctions, des boîtes à outils, des kits de test d’alcoolémie.
Un signal en faveur de la transparence
La mise en fourrière de véhicules administratifs traduit la volonté des autorités d’appliquer la loi sans distinction.
En ciblant également les véhicules de l’administration impliqués dans des fraudes, l’État entend envoyer un message. Celui qu’aucun contrevenant ne sera épargné.
Tristan Sahi















