La Guinée se prépare à se doter d’une nouvelle loi fondamentale. Depuis quelques jours, le pays vit au rythme d’une campagne référendaire qui prend fin dans quelques heures.
Quatre ans après le coup d’Etat du général Mamadi Doumbouya contre le président Alpha Condé, la Guinée veut revenir à l’ordre constitutionnel.
Une nouvelle loi fondamentale va être soumise à l’appréciation des populations dans ce sens. Depuis quelques jours, une campagne référendaire bat son plein dans le pays.
Meetings, caravanes, affichages, communications audiovisuelles ou numériques de soutien au projet de Constitution sont visibles dans les principales villes.
Cette campagne pour le référendum constitutionnel s’achève jeudi 18 septembre 2025 au soir.
Le vote est prévu le dimanche 21 septembre. 6,7 millions d’électeurs sont appelés à se prononcer pour ou contre la nouvelle loi fondamentale.
Mais ce rendez-vous dans les urnes pourrait se faire sans la participation de certains partis de l’opposition politique du pays.
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Depuis son exil, Cellou Dalein Diallo, est contre la tenue de ce référendum. Il dit « non ». Selon lui, « ce scrutin n’est rien d’autre qu’un « paravent constitutionnel » destiné à prolonger le règne du général Mamadi Doumbouya.
(…) Le leader de l’Union des Forces démocratiques de Guinée demande donc à ses militants et sympathisants de rester chez eux dimanche », rapporte le confrère Afrik.com.
Son mot d’ordre est de « ne pas cautionner par la participation un scrutin qu’il juge illégitime ».
Car selon lui, « Même si vous votez non, votre vote sera compté comme un oui »,
Un appel auquel le gouvernement réagit.
« À ses yeux, l’opposant n’apporte aucune alternative crédible au peuple guinéen », rapporte encore le confrère qui cite le porte-parole du gouvernement.
La nouvelle loi fondamentale si elle est votée instaure un Sénat – dont un tiers des membres sera directement nommé par le chef de l’État.
Elle instaure aussi une Cour spéciale de justice de la République. Cette juridiction sera « compétente pour juger le président et les membres du gouvernement en cas de haute trahison, crimes et délits » commis durant leur mandat.
Le mandat présidentiel, lui, sera allongé à sept ans, renouvelable une fois et les candidats indépendants auront désormais le droit de se présenter aux élections présidentielles.
Richard Yasseu















