À Agboville la chefferie traditionnelle a réagi à l’assassinat, lundi 20 octobre, d’un gendarme dans la localité. Les têtes couronnées ont également donné des informations sur l’origine des suspects mis aux arrêts.
« Nous ne voulons pas qu’on montre notre région comme une région de rebelle.
Ceux qui ont ce plan, qu’ils laissent notre région et qu’ils aillent le faire ailleurs » ». Cet appel est celui de la chefferie d’Agboville.
Les têtes couronnées de cette partie de la Côte d’Ivoire réagissaient ainsi après l’assassinat d’un gendarme dans la localité.
Tôt dans la matinée, une patrouille de la gendarmerie a été la cible de tirs d’armes à feu.
L’un des éléments, le sous-lieutenant Daniogo Klénon Lassina, en service à l’escadron d’Agboville, a perdu la vie dans cette mission de sécurisation.
Selon un communiqué de la gendarmerie nationale, alors qu’elle se déplaçait sur l’axe Agboville–Azaguié, elle a essuyé des tirs d’armes à feu.
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C’était à environ 500 mètres de la localité de Grand Yapo.
Les premières investigations de la gendarmerie dans la localité ont permis de mettre la main sur deux suspects.
Mais selon la chefferie traditionnelle locale, ces présumés auteurs des tirs qui ont causé la mort du gendarme ne sont pas originaires d’Agboville.
« Après vérification, on a bien compris que ces personnes sont venues d’ailleurs pour opérer cette attaque sur le territoire d’Agboville.
Dieu merci, on a pu mettre la main sur deux d’entre elles. Je pense qu’avec les autorités, elles diront qui les a envoyées et pourquoi elles sont venues faire cela », a dit Nanan N’dori Joseph, porte-parole des chefs.
Dans la matinée du lundi, Agboville a été le théâtre de manifestations. Des habitants ont érigé des barricades sur certaines rues pour disent-ils protester contre le nouveau mandat que sollicite le président ivoirien Alassane Ouattara.
Une attitude que la chefferie d’Agboville dénonce par ailleurs.
Richard Yasseu















