Économie

FMI et Côte d’Ivoire : un nouvel appui de 471 milliards FCFA validé

Mis à jour le 1 octobre 2025
Publié le 01/10/2025 à 12:04 , , , ,

La Côte d’Ivoire vient de franchir une étape importante avec le Fonds monétaire international (FMI). Après deux semaines de discussions à Abidjan, un accord a été trouvé sur la cinquième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Mécanisme élargi de crédit (MEC), ainsi que sur la quatrième revue du Fonds pour la résilience et la durabilité (FSR).

 

Selon les chiffres de Sika Finance, le résultat est un nouveau décaissement de 471 milliards FCFA (843,9 millions de dollars) est attendu. Dont 285 milliards FCFA (509,5 millions de dollars) pour le FEC/MEC et 186 milliards FCFA (334,4 millions de dollars) pour le FSR.

Ce financement reste soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI dans les prochaines semaines.

Des finances assainies

Le FMI a salué des « progrès significatifs ».

Le déficit budgétaire devrait revenir à 3 % du PIB cette année, conformément aux critères de l’UEMOA.

Une première depuis la pandémie de Covid-19.

Cette performance repose sur deux leviers. D’abord, une mobilisation plus forte des recettes fiscales. Puis, une gestion rigoureuse des dépenses.

Si la tendance se poursuit, les recettes fiscales passeront de 15 % du PIB en 2025 à 15,7 % en 2026. Un gain crucial pour financer les infrastructures et les programmes sociaux.

Croissance et inflation sous contrôle

L’économie ivoirienne continue de montrer sa solidité.

Après une croissance estimée à 6,2 % en 2024, le pays devrait atteindre 6,3 % en 2025. Les moteurs ? Les services, les hydrocarbures et les mines.

Côté prix, l’inflation, déjà en recul, pourrait tomber autour de 1 % en 2025. De quoi redonner un peu de souffle au pouvoir d’achat des ménages.

Le cacao et le commerce extérieur

La flambée des cours mondiaux du cacao joue en faveur du pays, tandis que les prix du riz et du blé importés reculent.

Résultat attendu : un déficit du compte courant limité à 1,5 % du PIB en 2025.

Ces performances renforcent aussi les réserves régionales de change, qui couvrent aujourd’hui 5,5 mois d’importations.

La dimension climatique

Au titre du FSR, le FMI et la Côte d’Ivoire ont mis l’accent sur la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.

Au programme :

  • Premièrement , un budget dédié au climat,
  • Deuxièmement, l’intégration des risques climatiques dans les investissements publics,
  • Troisièmement, un audit de la consommation énergétique.

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Ces réformes visent à renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques tout en poursuivant ses objectifs de développement durable.

Perspectives à moyen terme

D’ici 2026, la croissance devrait se maintenir autour de 6,7 % en moyenne, avec une inflation inférieure à 3 %, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA.

La Côte d’Ivoire bénéficie aussi d’un meilleur accès aux marchés financiers internationaux, indispensable pour financer son Plan national de développement (PND) 2021–2025.

Confiance renouvelée

Avec ce nouveau décaissement, la Côte d’Ivoire aura mobilisé près de 1 227 milliards FCFA (2,2 milliards de dollars) depuis 2023, dont 1 953 milliards FCFA (3,5 milliards de dollars) via le FEC/MEC et 726 milliards FCFA (1,3 milliard de dollars) par le FSR.

Eirena Etté

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