Société

ENS – La FESCI interrompt l’année académique 2020/2021

Mis à jour le 11 septembre 2020
Publié le 11/09/2020 à 4:54 , , ,




Saint-Clair Allah, secrétaire général de la FESCI s’oppose « aux frais annexes injustifiés » auxquels doivent se soumettre les étudiants de l’ENS. Pour la rentrée 2020/2021, les étudiants devront débourser 12.000 francs CFA pour l’inscription pédagogique, 15.000 FCFA pour la visite médicale, 4000 FCFA pour les frais de retrait de diplôme, 27000 FCFA pour l’uniforme. Le prix du macaron lui est fixé à 3 000 FCFA et la cotisation pour la fête de fin d’année à 18 000 FCFA. Soit un total de 79 000 FCFA. Un montant jugé trop élevé par l’ensemble des étudiants.

« Où trouver cette faramineuse somme en ces temps de galère ? Ils veulent tout simplement empêcher les enfants de familles modestes d’avoir accès à l’emploi », proteste Alex Kouakou.K, étudiant en deuxième de certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES), option : anglais.

Le secrétaire général de la FESCI a confié à 7info.ci que la rentrée pourrait reprendre si et seulement le directeur général de l’ENS, Valy Sidibé permet aux étudiants d’acheter leurs tenues au marché et supprime tous les frais annexes.

« On a demandé au DG de l’ENS de permettre que les étudiants aillent au marché pour acheter leurs tissus. Il a refusé. C’est sa femme qui vend les tissus et les étudiants doivent obligatoirement les acheter avec elle. Et l’argent est prélevé sur les bourses. C’est fait que l’étudiant quand il perçoit sa bourse, il n’a plus rien. Nous sommes face à une mafia qu’il faut démanteler. Il faut que Monsieur Valy comprenne que l’ENS est aussi fréquentée par des enfants de pauvres. Le jour où il le comprendra et voudra que l’école rouvre, elle rouvrira« , a expliqué Saint-Clair Allah.

Toutes nos tentatives pour joindre le DG de l’ENS pour répondre aux accusations dont on l’accuse de l’ENS sont restées vaines.

Arnaud Houssou
7info.ci

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