Côte d’Ivoire

Electricité – le barrage de Soubré mis en service, voici ceux attendus

Mis à jour le 21 septembre 2018
Publié le 02/11/2017 à 7:56
Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé dans la mi-journée de ce jeudi 2 novembre, à l’inauguration du nouveau barrage hydroélectrique de Soubré, dans le sud-est du pays.
 
Le barrage de Soubré est désormais mis en service. Après 4 ans de travaux pour sa réalisation, cet ouvrage a été inauguré par le chef de l’Etat Alassane Ouattara ce jeudi. L’ouvrage va injecter 275 mégawatts (MW) supplémentaires sur le réseau électrique ivoirien. En d’autres termes, ce barrage va faire passer la puissance installée de la Côte d’Ivoire à environ 2200 MW. Un fait dont se félicite Alassane Ouattara. « Ce que nous recherchions avec tous ces investissements, c’est de 
maîtriser les coûts de production de l’électricité. Et pourquoi pas de permettre la réduction du prix de l’électricité à moyen terme », soutient-il.
Alassane Ouattara a en outre relevé que ce barrage rempli les engagements pris à Paris par la Côte d’Ivoire pendant la COP21 relatif à l’accord sur le climat et visant à réduire les gaz à effet de serre sur son sol, en ce sens qu’il produit une énergie renouvelable.
 
Pour le chef de l’Etat, la réalisation de cet ouvrage marque à nouveau le top départ de la construction d’infrastructures de ce genre. « Je voudrais rappeler que la réalisation du barrage de Soubré marque la reprise du développement des barrages hydroélectriques en Côte d’Ivoire à la suite du barrage hydroélectrique de Buyo en 1981 et de Fayé en 1983 », rassure Alassane Ouattara, qui a par ailleurs procédé à la pose de la première pierre du barrage de Gribopopoli qui sera aussi réalisé sur le fleuve Sassandra.
Comme caractéristiques, le barrage de Soubré a coûté 331 milliards FCFA. Il est réalisé sur le fleuve Sassandra sur une longueur de 4 Km. Sa construction a permis la création de 8000 emplois, l’électrification de 13 villages riverains. Sa construction a également permis la réalisation d’infrastructures de base à savoir des marchés, des logements, des 
écoles, de centres de santé, de complexe sportif, de station d’épuration d’eau… Mais également la création d’activités génératrices de revenus au profit des populations (pêche, agriculture, promotion du tourisme) et la formation de cadres ivoiriens dans ce domaine. Il permet aussi une augmentation de la capacité de fourniture d’eau potable dans la ville de 
Soubré de 100 à 300 m3/heure.
D’autres projets en attente
Des infrastructures énergétiques de ce genre sont aussi prévues. Selon les conclusions de l’atelier régional de la CEDEAO sur la PETITE HYDROELECTRICITE, organisé le 16 au 20 avril 2012 à Monrovia au Libéria, qui présente la situation de l’Hydroélectricité en Côte d’Ivoire, bien d’autres projets sont annoncés. Pour certains, le délai est même déjà 
dépassé. Il s’agit des projets de barrage d’Aboisso- Bia à faire sur le fleuve Bia annoncé en principe en 2016, ainsi que le barrage Agnéby sur le fleuve du même nom. Respectivement, ils devraient s’ils avaient été réalisés, produire 5 MW et 0.3 MW d’énergie. Sont aussi prévus pour 2021, les projets de barrage de Tahibli sur 
le Cavally et le Drou sur le cours d’eau du même nom. Des ouvrages qui 
produiront chacun 19.5 MW et 1.5 MW. Les ivoiriens eux, attendent juste la réduction du prix du kilowattheure qui est pour l’heure de 66FCFA/Kw au lieu de 63 FCFA avant. Laquelle augmentation avait provoqué des manifestations populaires avec destruction de biens privés en 2016 dans certaines villes du pays.
Richard Yasseu
Source : rédaction Poleafrique.info
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