Éducation nationale : Ça ne va pas plus à la MUPEMENET-CI

Mis à jour le 25 juillet 2020
Publié le 25/07/2020 à 10:08 , , ,
Réunis au cours d’une conférence de presse, le jeudi 23 juillet dernier, à la bourse du travail de Treichville, syndicats et organisations membres statutaires de l’Assemblée générale de de la Mutuelle des personnels du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle de Côte d’Ivoire (MUPEMENET-CI), ont dénoncé une gabegie financière et une situation de non droit au sein de ladite mutuelle. 
« La MUPEMENET-CI s’enfonce un peu plus dans la crise qui est née du constat et de la dénonciation des dysfonctionnements et de la gabegie financière et administrative de M. Boko PCA de l’actuel conseil d’administration », lance d’entrée les membres du collectif, représentés par Aholia Simon Thomas, Kla Alain Charles, Atta Kouakou Jacob et Zégbeuh Koudou Evariste.
Pour ces membres des instances statutaires, les courriers de demande d’informations et de clarifications, les conférences de presse d’interpellation, et les appels à la tutelle pour qu’elle prenne la pleine mesure des risques d’implosion  de leur structure de solidarité, la demande d’une assemblée générale extraordinaire de clarification n’ont nullement freiné le président du conseil d’administration, Clément Boko, dans sa volonté de caporalisation et de pillage des ressources de la mutuelle.
Poursuivant, ils ajoutent que: « pour camoufler le gouffre financier que connait la mutuelle à cause généralement de la mauvaise gouvernance et principalement des détournements de fonds couvert par une chasse aux sorcières et l’achat des consciences, le PCA a pris en otage le Conseil d’administration et exerce une véritable dictature à la tête de la MUPEMENET-CI ».
Aholia Simon Thomas et ses amis jugent inégale l’Assemblée générale ordinaire, qui s’est tenue le vendredi 10 juillet dernier, à Yamoussoukro. Car, « cette assemblée générale ordinaire, de par sa convocation, sa qualité et sa composition, l’insuffisance de son quorum, la teneur de son ordre du jour est en violation flagrante des dispositions statutaires et réglementaires de notre organisation et des pratiques de bonne gouvernance en matière de mutualité sociale », martèle le collectif.
Avant d’appeler à la tenue d’une assemblée générale extraordinaire régulière pour non seulement faire la lumière sur la situation financière et la gouvernance désastreuse qui prévalent à la mutuelle, restaurer l’ordre et le droit, ramener la confiance des partenaires, assurer effectivement les prestations mais aussi redonner à l’institution le respect qui lui a permis de réaliser sans discontinuer des excédents pendant les cinq années du premier mandat.
Tizié TO Bi
Correspondance particulière

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