La Côte d’Ivoire et le Ghana ont posé la première pierre d’un projet d’abornement symbolique mais stratégique. Objectif : mieux marquer, sécuriser et apaiser la frontière entre les deux pays.
Ce mercredi 30 juillet 2025, à Newtown, côté ghanéen, le secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI), Diakalidia Konaté, a confirmé que 150 kilomètres de frontière ont déjà été couverts lors de la première phase du projet.
Une avancée concrète, selon lui, pour « renforcer la visibilité de la frontière » et « promouvoir une gestion apaisée et consensuelle des espaces frontaliers ».
Des bornes visibles pour éviter les tensions
La pose de cette première borne a été faite à partir du point BP55, zone clé de démarcation entre les deux États. Le projet prévoit le remplacement progressif des anciennes bornes détériorées, souvent sources de malentendus ou de tensions locales.
Pour M. Konaté, ce geste va bien au-delà du simple marquage géographique. « Il symbolise une volonté politique commune », a-t-il insisté.
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Une volonté partagée depuis août 2022, date à laquelle les deux pays ont mis en place une Commission technique mixte.
Un organisme chargé de réaffirmer les frontières terrestres, dans le sillage d’une décision du Tribunal international du Droit de la Mer sur la frontière maritime.
Dialogue, coopération et développement partagé
En présence des représentants de la GIZ, de l’Union africaine et des autorités locales, l’accent a été mis sur l’importance du dialogue transfrontalier.
Pour Yacin Saïd, représentant de la GIZ au Ghana, ce projet « illustre l’engagement des deux pays à bâtir une paix durable entre les communautés ».
Même son de cloche du côté de Sunday Okelo, représentant de l’Union africaine, qui a salué une initiative « historique ». Ceci, tout en appelant à « une forte participation locale dans cette démarcation ».
Un projet soutenu par l’Allemagne et l’Union africaine
La République Fédérale d’Allemagne, à travers la GIZ, et l’Union africaine appuient financièrement et techniquement ce Programme Frontière.
Une initiative qui vise à faire des frontières africaines des leviers de développement plutôt que des lignes de séparation.
Le gouvernement ivoirien, de son côté, s’est engagé à finaliser la démarcation de ses frontières dans les meilleurs délais.
Tout ceci, afin de garantir la sécurité des populations vivant en zone frontalière. Et également, de consolider la cohésion sociale entre les communautés voisines.















