Dans le secteur éducation-formation en Côte d’Ivoire, les responsables de l’Intersyndical de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (IS-MENA/METFPA) redonnent de la voix. Ils dénoncent des « mutations abusives » et des « sanctions arbitraires » de certains de leurs membres.
Réuni le mardi 23 septembre 2025 en assemblée générale à Abidjan, le regroupement syndical a dénoncé ce qu’il qualifie de « gestion répressive et arbitraire ».
Il pointe du doigt le directeur des ressources humaines (DRH) du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation.
Dans une déclaration lue par son porte-parole, David Bli Blé, l’intersyndical accuse ce dernier d’avoir infligé à plus d’une centaine d’enseignants, à travers le pays, des « mutations abusives ».
Il lui reproche aussi des « relèvements de fonctions » qui seraient hors de tout cadre réglementaire.
« Depuis sa nomination, M. Ouattara Drissa multiplie les décisions arbitraires qui sapent la confiance, compromettent l’équilibre social et fragilisent la stabilité professionnelle des enseignants », dénonce Bli Blé David.
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Le syndicat évoque notamment la destitution de directeurs d’école primaire, des sanctions liées aux activités syndicales.
Selon l’IS-MENA/METFPA, ces décisions portent atteinte à la sérénité des établissements scolaires et menacent la paix sociale dans le secteur.
Fort de cela, l’intersyndical réclame l’annulation des mutations qu’elle juge « illégales » et la levée des sanctions disciplinaires.
Il demande également le remplacement de l’actuel DRH du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation.
Pour l’heure, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas encore réagi à ces accusations qui interviennent dans un contexte de réclamation d’une prime d’incitation par les enseignants du secteur éducation-formation.
Tristan Sahi















