La casse moderne de N’Dotré, à Abobo, se prépare à accueillir un centre de traitement et de recyclage d’huiles usagées.
L’information provient d’une note transmise à l’AIP. Ce futur équipement marque une étape clé dans la modernisation du site et dans la transition écologique engagée par les autorités.
Une mission coréenne en appui technique
Pour avancer, le projet bénéficie d’un soutien important.
Une mission de l’Institut coréen de l’industrie et de la technologie environnementale (KEITI) a séjourné à Abidjan afin de collecter des données essentielles.
Conduite par Park Jooyoung, directeur de CHEIL, l’équipe a présenté ses conclusions le 18 novembre 2025 à Dr Yao Silvère Konan, directeur général de la Promotion des PME et de l’Artisanat.
Autour de la table figuraient également des représentants de la BAD, de la Chambre des métiers et de la mairie d’Abobo. Tous ont salué la qualité du travail mené.
Un financement de 350 000 dollars
Au nom du ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Yao a exprimé la gratitude du gouvernement.
La partie coréenne finance l’étude de pré-faisabilité à hauteur de 350 000 dollars, soit environ 200 millions FCFA.
Cette première étape, pour la casse moderne de N’Dotré ouvre la voie à une étude de faisabilité plus détaillée, préalable indispensable au lancement opérationnel.
A LIRE AUSSI : Casse d’Abobo Anador, le déguerpissement a repris sous haute surveillance.
Selon Dr Yao, une mission ivoirienne récemment envoyée en Corée permettra de choisir une technologie adaptée au contexte local.
L’objectif est de garantir un centre performant, sécurisé et durable.
Un modèle d’économie circulaire
Pour la BAD, ce projet représente bien plus qu’une simple installation technique.
Selon son officier senior industriel, Roger Brou, le futur centre contribuera à réduire les impacts environnementaux.
Ceci tout en créant de nouveaux revenus et des emplois.
Une opportunité pour les artisans et pour toute la filière mécanique.
Il rassure que la Banque africaine de développement accompagnera chaque étape jusqu’à la réalisation du projet, dans un délai raisonnable.
Une coopération ivoiro-coréenne renforcée
Pour sa part, Hong Seok Kim, chef du bureau KEITI Afrique de l’Ouest, a salué la qualité de la collaboration.
Il espère que cette initiative deviendra un exemple de coopération environnementale réussie entre la Côte d’Ivoire et la Corée du Sud.
La mission coréenne a également remercié les autorités ivoiriennes pour les facilités accordées durant son séjour.
Eirena Etté















