Côte d’Ivoire

Cantine scolaire, des repas journaliers à 25 FCFA en milieu rural

Mis à jour le 10 septembre 2025
Publié le 10/09/2025 à 1:53 , , ,

Le programme des cantines scolaires en Côte d’Ivoire vise à offrir aux élèves un repas équilibré et abordable chaque jour. Cela pour les aider à lutter contre la faim, à favoriser l’assiduité et à améliorer les résultats scolaires.

En Côte d’Ivoire, le gouvernement entend offrir à chaque élève un repas équilibré chaque jour pour favoriser l’assiduité, la réussite scolaire et la santé des enfants à travers un programme de cantines scolaires.

À l’EPP Abou Sékakoi (région de la Mé), la cantine scolaire permet à 231 élèves dont la majorité viennent de villages voisins, de prendre un repas quotidien pour 25 FCFA.

Mis en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale, le programme des cantines scolaires ambitionne de porter la couverture de 36 % en 2024 à 100 % d’ici 2030.

Cette stratégie repose sur la construction d’infrastructures, l’équipement des écoles, l’approvisionnement régulier en denrées et l’implication des communautés locales.

Elle contribue à la fois à l’accès à l’éducation et au bien-être nutritionnel des enfants comme le mentionne le gouvernement sur Gouv.ci.

Un petit prix, un grand impact

Pour les 231 élèves de l’EPP Abou Sékakoi, la cantine représente plus qu’un simple repas. C’est une garantie de présence régulière, de concentration et de meilleures performances scolaires.

La gratuité ou la contribution symbolique, comme le tarif de 25 FCFA pratiqué à Abou Sékakoi, vise à rendre la cantine durablement accessible aux familles à faibles revenus tout en responsabilisant partiellement les communautés locales.

Bénéfices observés sur le terrain

Les enseignants et responsables scolaires notent plusieurs effets positifs. Ce sont la réduction des retards et des absences, notamment l’après-midi.

C’est aussi l’amélioration de la concentration et des performances en classe, la diminution de l’abandon scolaire, en particulier chez les élèves venant de zones rurales éloignées.

Et enfin le renforcement du lien entre l’école et les familles.

Pour les parents, la cantine allège aussi le fardeau quotidien.

Payer 25 FCFA par jour par enfant revient souvent bien moins cher qu’organiser un repas à la maison lorsque les ressources sont limitées.

Défis et perspectives

Malgré les avancées, plusieurs défis demeurent pour atteindre la couverture totale : garantir un approvisionnement régulier et des repas nutritifs toute l’année ; assurer une gestion transparente et professionnelle des cantines ; étendre l’infrastructure (cuisines, magasins, eau potable, sanitaires) dans toutes les écoles primaires publiques. Mais aussi, mobiliser des financements suffisants et pérennes, y compris en impliquant les collectivités locales, les ONG et le secteur privé.

Les autorités insistent sur la nécessité d’un suivi rigoureux et d’évaluations régulières pour adapter le modèle aux réalités locales : qualité nutritionnelle, coût réel, implication communautaire et formation du personnel.

L’EPP Abou Sékakoi illustre comment une solution simple et peu coûteuse peut produire des effets concrets sur la scolarisation et le bien-être des enfants.

Le repas à 25 FCFA est une réponse pragmatique aux difficultés des familles rurales ; il montre aussi que l’accès à une alimentation scolaire peut devenir un levier puissant pour l’éducation.

Tristan Sahi 

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